Ad-Dâʾ wa-ad-DawâʾIbn al-Qayyim

parmi les Compagnons. Un homme s’écria alors : « Réjouis-toi, le Paradis t’est promis ! » Le Messager d’Allah, paix et bénédictions sur lui, lui répondit : « Ne le sais-tu donc pas ? Peut-être le défunt a-t-il parlé de ce qui ne le concernait pas ou s’est-il montré avare de ce qui ne lui aurait rien coûté (1). » Al-Tirmidhî conclut : hadith ḥasan (2).

Dans une autre version : un jeune homme tomba en martyr le jour d’Uhud ; on trouva sur son ventre une pierre attachée tant il souffrait de la faim. Sa mère essuya la poussière de son visage et déclara : « Heureux es-tu, mon fils ; le Paradis t’appartient (3). » Le Prophète, paix et bénédictions sur lui, dit alors : « Et qu’en sais-tu ? Peut-être parlait-il de ce qui ne le concernait pas et retenait-il ce qui ne lui aurait causé aucun tort. »

Dans les deux Sahîh (4), Abû Hurayra — qu’Allah l’agrée — rapporte que le Prophète a dit : « Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier dise du bien ou qu’il se taise. »

Et, dans une version rapportée par Muslim (5) : « Celui qui croit en Allah et au Jour dernier, lorsqu’il assiste à une affaire, qu’il prononce une bonne parole (6) ou qu’il garde le silence. »

= Al-Haythami l’a jugé faible dans *Al-Majma‘* (10/303). Il est également rapporté par une chaîne passant par Saïd ibn al-Salt, d’après al-A‘mach, d’après Abu Sufyan, d’après Anas, chez al-Bayhaqi dans *Chu‘ab al-iman* (10342), mais cette transmission n’est pas authentique. (1) L : « … tu ne sais pas qu’il… » ; S : « Et qui sait, peut-être… ». (2) Ainsi dans tous les manuscrits que j’ai sous les yeux. Voir plus haut les références du hadith. (3) F : « Elle dit : “Mon fils, puisse le Paradis t’être accordé !” ». (4) Rapporté par al-Bukhari dans le Livre de la douceur des cœurs, chapitre sur la préservation de la langue (6475) ; et par Muslim dans le Livre de la foi, chapitre sur l’exhortation à honorer le voisin… (47). (5) Dans le Livre de l’allaitement, chapitre sur la recommandation concernant les femmes (1468). (6) F : « un bien ».
الصحابة، فقال رجل: أبشِرْ بالجنة، فقال له رسول الله ﷺ: "أوَ لا تدري فلعلّه (١) تكلم فيما لا يعنيه، أو بخل بما لا ينقصه". قال: حديث حسن (٢). وفي لفظ: أنّ غلامًا استشهد يوم أحد، فوُجد على بطنه صخرة مربوطة من الجوع، فمسحت أمّه التراب عن وجهه، وقالت: هنيئًا لك يا بنيّ، لك الجنّة (٣). فقال النبي ﷺ: "وما يدريك، لعلّه كان يتكلّم فيما لا يعنيه، ويمنع ما لا يضرّه". وفي الصحيحين (٤) من حديث أبي هريرة يرفعه: "من كان يؤمن بالله واليوم الآخر فَلْيقل خيرًا أو لِيَصْمُتْ". وفي لفظ لمسلم (٥): "من كان يؤمن بالله واليوم الآخر، فإذا شهد أمرًا فليتكلّمْ بخير (٦) أو لِيسكتْ".
= ضعفه الهيثمي في المجمع (١٠/ ٣٠٣). وروي من طريق سعيد بن الصلت عن الأعمش عن أبي سفيان عن أنس عند البيهقي في الشعب (١٠٣٤٢) ولا يصح. (١) ل: " … تدري أنه". س: "وما يدريك لعله". (٢) كذا في جميع النسخ التي بين يديّ. وانظر ما سلف في تخريج الحديث. (٣) ف: "فقالت: يا بني هنيئًا لك الجنّة". (٤) أخرجه البخاري في الرقاق، باب حفظ اللسان (٦٤٧٥)؛ ومسلم في الإيمان، باب الحث على إكرام الجار … (٤٧). (٥) في كتاب الرضاع، باب الوصية بالنساء (١٤٦٨). (٦) ف: "خيرًا".

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies