parmi les Compagnons. Un homme s’écria alors : « Réjouis-toi, le Paradis t’est promis ! » Le Messager d’Allah, paix et bénédictions sur lui, lui répondit : « Ne le sais-tu donc pas ? Peut-être le défunt a-t-il parlé de ce qui ne le concernait pas ou s’est-il montré avare de ce qui ne lui aurait rien coûté (1). » Al-Tirmidhî conclut : hadith ḥasan (2).
Dans une autre version : un jeune homme tomba en martyr le jour d’Uhud ; on trouva sur son ventre une pierre attachée tant il souffrait de la faim. Sa mère essuya la poussière de son visage et déclara : « Heureux es-tu, mon fils ; le Paradis t’appartient (3). » Le Prophète, paix et bénédictions sur lui, dit alors : « Et qu’en sais-tu ? Peut-être parlait-il de ce qui ne le concernait pas et retenait-il ce qui ne lui aurait causé aucun tort. »
Dans les deux Sahîh (4), Abû Hurayra — qu’Allah l’agrée — rapporte que le Prophète a dit : « Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier dise du bien ou qu’il se taise. »
Et, dans une version rapportée par Muslim (5) : « Celui qui croit en Allah et au Jour dernier, lorsqu’il assiste à une affaire, qu’il prononce une bonne parole (6) ou qu’il garde le silence. »