où qu’elles se trouvent. Et c’est Allah que l’on implore pour obtenir assistance.
Voici ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb : les pensées se pressaient en lui autour de tout ce qui satisfait le Seigneur Très-Haut ; il lui arrivait d’en faire usage durant sa prière : il préparait ainsi (1) son armée alors même qu’il priait (2), réunissant dans un seul moment le jihad et la prière.
Il s’agit là de l’imbrication d’actes d’adoration au sein d’une seule adoration. C’est une voie rare et noble, que seul perçoit celui qui cherche avec véracité, largement pourvu de science et d’une haute ambition, au point d’entrer dans une adoration et d’y remporter plusieurs actes cultuels à la fois (3). Telle est la grâce d’Allah ; Il la dispense à qui Il veut.
Chapitre
Quant aux paroles, il faut les préserver de sorte qu’aucune ne parte en pure perte : on ne parle que lorsque l’on espère un profit et un surcroît pour sa religion. Ainsi, lorsqu’il s’apprête à prononcer un mot, qu’il se demande s’il comporte un gain et un avantage ou non. S’il n’en comporte aucun, qu’il s’en abstienne ; s’il en comporte un, qu’il examine encore si, en le disant, il ne manquera pas de prononcer un autre mot plus profitable, afin de ne pas échanger le meilleur contre le moins bon.
Et si tu veux te faire une idée de ce qui habite le cœur, déduis-le à l’aide…