La présente copie débute, après la basmala et la hawqala, par la formule : « Que disent les maîtres parmi les savants, imâms de la religion — qu’Allah les agrée tous — au sujet d’un homme éprouvé par une calamité… ?» Vient ensuite la réponse du shaykh, de l’imâm, du savant, Shaykh al-Islâm, muftî des écoles, Shams al-Dîn Abû ‘Abd Allâh…
Le manuscrit est calligraphié en naskh net ; il est entièrement de la main du copiste, à l’exception d’un feuillet (pp. 257-258) rédigé dans une écriture postérieure et différente. Les corrections marginales et la mention « balagha » relevée en certains endroits (pp. 179 et 211) montrent qu’il a été collationné sur son modèle. On y remarque un soin particulier pour signaler le début de chaque paragraphe au moyen d’un signe distinct, marque que l’on doit sans doute à l’un des lecteurs.
L’un de ces lecteurs a d’ailleurs annoté l’exemplaire : il a corrigé, complété, mais il est aussi intervenu à l’occasion dans le corps du texte pour remédier à ce qu’il croyait être des erreurs. Ainsi lit-on au folio 149 : « Mais laissez son regard devenir divertissement, appréciation et la convoitise… ». L’annotateur a supprimé l’article défini de al-shahwa et lui a ajouté un tanwîn fatha, transformant le terme en shahwatan, afin de l’accorder correctement avec les syntagmes précédents. S’il avait consulté une autre copie de l’ouvrage, il aurait constaté qu’un passage manque dans la sienne ; le texte exact est : « … en appréciation (et en divertissement. S’il dérobe un regard de méditation, faites-lui perdre ce profit par un regard d’inattention et d’agrément) et la convoitise ». La partie placée entre parenthèses a disparu à la suite d’un saut de ligne du copiste.
De même, au folio 156, on lit : « Et chez certains l’emprise (sulṭân) de la colère est prédominante ». L’annotateur a remplacé le mot sulṭân par shayṭân (Satan), alors que l’expression « wa sulṭân ghadabihi ḍaʿîf… » figure déjà à la ligne précédente.