est le ventre de l’homme. Que celui d’entre vous qui en a la capacité ne consomme donc que ce qui est licite et pur ; et que celui qui peut éviter qu’entre lui et le Paradis ne s’interpose ne fût-ce qu’une poignée de sang qu’il aurait versé, qu’il s’en abstienne. »
Dans ce même Ṣaḥîḥ (1), Ibn ʿUmar rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le croyant demeure à l’aise dans sa religion tant qu’il ne s’est pas rendu coupable d’un sang illicite. »
Al-Bukhârî rapporte encore (2), toujours d’après Ibn ʿUmar : « Parmi les pièges dont celui qui s’y jette ne peut se dégager figure le fait de répandre un sang sacré sans droit. »
Les deux Ṣaḥîḥs relatent également, d’après Abû Hurayra (5), cette parole prophétique : « Insulter un musulman est une perversité, et le combattre relève de la mécréance. »
Ils rapportent encore de lui ﷺ (7) : « Ne redevenez pas des mécréants après moi, vous frappant les uns les autres au cou. »
(1) Dans le Livre des diyas (prix du sang), chapitre consacré à la parole d’Allah — Très-Haut soit-Il — : « Quiconque tue volontairement un croyant, sa rétribution sera la Géhenne » (6862).
(2) Dans le Livre des diyas (6863).
(3) Le mot « min » (« de ») est absent du manuscrit F.
(4) Le manuscrit Z donne : « où se trouve sa propre personne ».
(5) « D’après Abu Hurayra » : telle est la leçon de tous les manuscrits. Or le hadith rapporté dans les deux Sahih est attribué à Ibn Mas‘ud, qu’Allah l’agrée. Al-Bukhari l’a rapporté dans le Livre de la foi, chapitre : « La crainte du croyant de voir ses œuvres annulées sans s’en rendre compte » (48) ; Muslim l’a rapporté dans le Livre de la foi (64). Quant au hadith d’Abu Hurayra, Ibn Maja l’a rapporté dans le Livre des troubles (3940).
(6) Le mot « yarfa‘uhu » (« il le fait remonter au Prophète ») est absent du manuscrit Z.
(7) Il s’agit d’un hadith rapporté par Jarir ibn Abd Allah al-Bajali, qu’Allah l’agrée, ainsi que par d’autres Compagnons. Al-Bukhari l’a rapporté dans le Livre des troubles (7077-7080) ; Muslim l’a rapporté dans le Livre de la foi (65-66).