Cette distinction compte parmi les analyses les plus pertinentes : en effet, lorsqu’un injuste a consommé le bien du défunt et que celui-ci n’a pu le récupérer, ce bien devient pour lui comparable à son esclave qu’un meurtrier aurait tué, à sa demeure qu’autrui aurait incendiée, ou à sa nourriture et sa boisson qu’un tiers aurait mangées et bues. Un tel dommage atteint le défunt (1), non l’héritier ; le droit de réclamation revient donc à celui dont le bien a péri alors qu’il en était le propriétaire. Reste (2) à préciser ceci : si le bien spolié est un immeuble, un terrain ou des biens matériels (3) encore existants après le décès, ils relèvent de la propriété de l’héritier (4), et l’usurpateur est tenu de les lui restituer à tout moment (5). S’il refuse de lui remettre les biens mêmes, l’héritier pourra les revendiquer auprès d’Allah, tout comme il a le droit de les revendiquer (6) en ce bas-monde. Il s’agit là d’une objection solide ; on n’en sort qu’en affirmant que le droit de réclamation appartient aux deux parties (7). De même que, lorsqu’on confisque un bien détenu en indivision, chacun des copropriétaires peut revendiquer sa part, ou que, si l’on s’empare d’un *waqf* réparti entre plusieurs générations successives et que l’on annule le droit de chacune d’elles, la revendication, au Jour de la Résurrection, appartiendra à l’ensemble des bénéficiaires, sans que l’un d’eux (8) soit plus fondé qu’un autre. Et Allah sait mieux.
وهذا التفصيل من أحسن ما يقال، فإنّ المال إذا استهلكه الظالم على الموروث، وتعذّر عليه أخذه منه، صار بمنزلة عبده الذي قتله قاتل، ودارِه التي أحرقها غيرُه، وطعامِه وشرابه الذي أكله وشربه غيرُه. ومثل هذا إنما تلف على الموروث (١) لا على الوارث، فحقُّ المطالبة لمن تلِفَ على ملكه. بقي (٢) أن يقال: فإذا كان المال عقارًا أو أرضًا أو أعيانًا (٣) قائمةً باقيةً بعد الموت، فهي ملك للوارث (٤)، يجب على الغاصب دفعها إليه كلّ وقت (٥). فإذا لم يدفع إليه أعيان ماله استحقّ المطالبة بها عند الله، كما يستحق المطالبة (٦) بها في الدنيا. وهذا سؤال قوي لا مخلص منه إلا بأن يقال: المطالبة لهما (٧) جميعًا، كما لو غصب مالًا مشتركًا بين جماعة استحقّ كل منهم المطالبة بحقّه منه، وكما لو استولى على وقف مرتّب على بطون، فأبطل حقّ البطون كلّهم منه، كانت المطالبة يوم القيامة لجميعهم، ولم يكن بعضهم أولى بها (٨) من بعض. والله أعلم.
(١) س: "المورث". (٢) ما عدا ف: "فبقي". (٣) ل، ز: "وأرضًا وأعيانًا". (٤) ف: "الموروث". (٥) ز: "في كل وقت". (٦) كلمة "المطالبة" ساقطة من ف. (٧) ز: "بهما"، خطأ. (٨) "بها" ساقط من ف.