…tout ce qui la précède, et le péché qu’il a commis a déjà reçu sa sanction légale.
Ils disent encore : si le repentir efface la trace de la mécréance, de la sorcellerie et de péchés plus graves (1) que l’homicide, comment ne saurait-il pas effacer la trace du meurtre ? Allah a accepté le repentir de mécréants qui avaient tué Ses alliés, les plaçant parmi l’élite de Ses serviteurs. Il a en outre convié ceux qui persécutèrent (2) Ses protégés et les détournèrent (3) de leur religion à revenir à Lui, lorsqu’Il dit : « Dis : “Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Certes, Allah pardonne tous les péchés ; Il est, en vérité, le Pardonneur, le Très Miséricordieux.” » (az-Zumar, 39 : 53). Ce verset vise le repentant et englobe tant la mécréance que les péchés moindres.
Ils poursuivent : comment un serviteur pourrait-il se repentir d’une faute, puis être châtié pour cette même faute après son repentir ? Il est bien établi que pareille chose n’existe ni dans la Loi d’Allah ni dans Sa rétribution.
Ils ajoutent : le repentir de ce pécheur consiste à se livrer lui-même ; or il lui est impossible de se livrer au défunt. Le Législateur a donc placé l’héritier à la place de la victime et a considéré que se livrer à lui équivaut à se livrer au tué, tout comme s’acquitter d’une dette auprès de l’héritier équivaut à l’avoir réglée au défunt (4).
L’examen approfondi de cette question (5) montre que le meurtre implique trois (6) catégories de droits : un droit d’Allah, un droit de la victime et un droit de l’héritier. Si donc le meurtrier se livre spontanément à l’héritier, regrettant son acte, craignant Allah et animé d’un repentir sincère,