en toute équité, les appelle à Allah et les conseille dans leur religion.
Allah — exalté soit-Il — a décrété que la sanction pour le meurtre prémédité d’un croyant est l’éternité dans la Géhenne, la colère du Tout-Puissant, Sa malédiction et la préparation, pour le meurtrier, d’un châtiment énorme (1). Tel est donc le verdict lié au meurtre volontaire du croyant, à moins qu’un empêchement ne vienne en suspendre l’application. Il n’existe aucune divergence sur le fait que l’entrée en islam, accomplie de plein gré après l’homicide, constitue (2) un empêchement à l’exécution de cette peine.
Reste à savoir si le repentir d’un musulman, une fois le crime commis, empêche lui aussi l’application de la sanction (3). À ce sujet, les Anciens comme les Modernes ont émis deux avis, et ces deux opinions sont également rapportées de l’imâm Aḥmad.
Ceux qui jugent que le repentir n’empêche pas l’exécution de la peine considèrent qu’il s’agit d’un droit appartenant à un être humain qui n’a pas été satisfait dans ce bas monde ; la victime l’a quitté lésée et il faut donc qu’elle obtienne réparation dans la Demeure de la Justice.
Ils ajoutent : l’héritier n’a pas réellement obtenu réparation pour la victime ; il n’a fait qu’exercer son propre droit, qu’Allah lui a laissé la faculté de réclamer ou de remettre. Quel bénéfice le défunt retire-t-il de la vengeance de son héritier ? Quelle juste compensation obtient-il ainsi pour l’injustice qu’il a subie ?
Parmi les deux avis, celui-ci est le plus solide : le droit de la victime ne s’éteint pas du seul fait que l’héritier ait exercé le sien. Ces deux positions sont reconnues chez les disciples d’Aḥmad, d’al-Shâfiʿî et d’autres.
Un autre groupe (4) soutient que ce droit s’éteint par le repentir conjugué à la réparation exercée par l’héritier, car le repentir efface…