d’autres mots à leur place ; l’espace venant à manquer, il ajouta encore deux termes au-dessus de la ligne, précédés de la mention « ṣaḥḥ » (c’est-à-dire : « correct »).
L’auteur – qu’Allah lui fasse miséricorde – avait écrit :
« Allah, exalté soit-Il, a fait sortir Adam et Ève du Paradis pour un seul péché qu’ils avaient commis, transgressant ainsi Son interdiction. Il a maudit Iblîs, l’a banni et l’a expulsé du royaume céleste pour un péché qu’il avait commis. »
Ce lecteur transforma le passage de la sorte :
« … du Paradis à la terre pour un seul péché, par négligence en contrevenant à Son interdiction. Il a maudit Iblîs … et l’a écarté de la participation des habitants du ciel au bonheur pour un péché qu’il avait commis. »
Concrètement, il effaça les mots « qu’ils avaient commis, transgressant » et les remplaça par : « par négligence en contrevenant ». De même, dans la seconde phrase, il supprima le terme « royaume » et écrivit : « participation des ». Il ajouta en outre, au-dessus de la ligne, après « du Paradis » : « à la terre », puis, dans la seconde phrase, après « des habitants du ciel » : « au bonheur ».
Un tel procédé constitue de sa part une véritable forfaiture et un acte d’agression.
(2) Reproduction conservée au Centre du roi Fayṣal (F)
Cote : 1504-F. Nous ignorons la localisation de l’original. Ce manuscrit comporte 393 pages de 17 lignes chacune. Il a été copié en l’an 785 H, comme l’indique le colophon : « L’ouvrage s’est achevé – louange à Allah, Seigneur des mondes – le soir du vendredi, quinzième jour écoulé du mois béni de Shawwâl de l’an cinq (sic) et quatre-vingts et sept-cents. Qu’Allah parachève heureusement la fin de son possesseur, qu’Il accorde à son copiste et à son lecteur le bénéfice de ce qu’il contient, par Sa grâce et Sa munificence. »
Là encore, le copiste n’a ni mentionné son nom, ni indiqué le manuscrit-source qu’il avait sous les yeux.