Or, les innovations qui égarent procèdent d’une ignorance des attributs d’Allah et d’un démenti, par obstination et aveuglement, de ce qu’Il a révélé sur Lui-même et de ce que Son Messager a rapporté de Lui. Dès lors, elles comptent parmi les plus grands péchés majeurs — lorsqu’elles ne tombent pas dans la mécréance — et Iblîs les préfère aux péchés capitaux. L’un des Anciens a en effet déclaré : « L’innovation est plus aimée d’Iblîs que la désobéissance, car on se repent d’une désobéissance, alors qu’on ne se repent pas d’une innovation. » Iblîs a dit : « J’ai fait périr les fils d’Adam par les péchés, mais ils m’ont anéanti par la demande de pardon et par “Il n’y a de dieu qu’Allah”. Lorsque je m’en suis aperçu, j’ai disséminé parmi eux les passions ; ainsi, ils commettent des fautes sans se repentir, persuadés qu’ils accomplissent le bien ! »
Il est établi que le tort provoqué par le pécheur ne retombe que sur sa propre personne, tandis que celui de l’innovateur atteint l’ensemble de la communauté. L’épreuve que suscite l’innovateur touche au fondement même de la religion, alors que celle du pécheur relève de la convoitise charnelle. L’innovateur s’est posté sur la voie droite d’Allah pour en détourner les gens, tandis que le pécheur