…prétend adorer Celui qui lui a ordonné de L’adorer, Lui ainsi que sa mère, qui a agréé pour eux ce culte et le leur a prescrit. Or il ne s’agit nullement du Serviteur d’Allah et de Son messager, mais bel et bien de Satan le banni — qu’Allah le maudisse. Applique donc tout cela à la parole d’Allah : « Ne vous ai-Je pas pris à témoin, ô fils d’Adam, de ne point adorer Satan ? Il est pour vous un ennemi déclaré. » (Yâ-Sîn, 60). Ainsi, quiconque, parmi les enfants d’Adam, voue un culte à autre qu’Allah — qui qu’il soit — voit son adoration revenir en réalité à Satan. L’adorateur retire quelque avantage de son idole en obtenant ce qu’il désire, tandis que l’idole se repaît de l’adorateur qui la magnifie et l’associe à Allah ; tel est l’ultime contentement de Satan. C’est pourquoi Allah — exalté soit-Il — a dit : « Le jour où Il les rassemblera tous : “Ô assemblée des djinns, vous avez beaucoup abusé des humains !” — c’est-à-dire en les séduisant et en les égarant. — Et leurs alliés parmi les humains diront : “Seigneur, les uns d’entre nous ont profité des autres et nous avons atteint le terme que Tu nous avais fixé.” Il dira : “Le Feu est votre demeure, pour y demeurer éternellement, sauf ce qu’Allah voudra. Ton Seigneur est certes Sage et Omniscient.” » (Al-An‘âm, 128). Voilà donc une subtile indication du secret pour lequel le polythéisme est, auprès d’Allah, la plus grave des turpitudes : il n’est point pardonné sans repentir, il condamne à un châtiment éternel. Son interdiction et sa laideur ne se réduisent pas à la simple défense qui en a été faite ; il est inconcevable qu’Allah — glorifié soit-Il — institue l’adoration d’une divinité autre que Lui, tout comme il est impossible qu’Il fasse quoi que ce soit qui contredise Ses attributs de perfection et Sa majesté. Comment, dès lors, pourrait-on concevoir du seul détenteur de la seigneurie, de la divinité et de la grandeur…
يزعم أنه يعبد مَن أمَرَه بعبادته وعبادة أمّه، ورضِيَها لهم، وأمرهم بها. وهذا هو الشيطان الرجيم لعنة الله عليه، لا عبدُ الله ورسولُه. فنزِّلْ (١) هذا كلَّه على قوله تعالى: ﴿أَلَمْ أَعْهَدْ إِلَيْكُمْ يَا بَنِي آدَمَ أَنْ لَا تَعْبُدُوا الشَّيْطَانَ إِنَّهُ لَكُمْ عَدُوٌّ مُبِينٌ (٦٠)﴾ [يس: ٦٠] (٢). فما عبد أحد من بني آدم (٣) غيرَ الله كائنًا من كان إلا وقعت عبادته للشيطان، فيستمتع (٤) العابد بالمعبود في حصول غرضه، ويستمتع المعبود بالعابد في تعظيمه له وإشراكه مع الله الذي هو غاية رضي الشيطان. ولهذا قال تعالى: ﴿وَيَوْمَ يَحْشُرُهُمْ جَمِيعًا يَا مَعْشَرَ الْجِنِّ قَدِ اسْتَكْثَرْتُمْ مِنَ الْإِنْسِ﴾ أي من إغوائهم وإضلالهم ﴿وَقَالَ أَوْلِيَاؤُهُمْ مِنَ الْإِنْسِ رَبَّنَا اسْتَمْتَعَ بَعْضُنَا بِبَعْضٍ وَبَلَغْنَا أَجَلَنَا الَّذِي أَجَّلْتَ لَنَا قَالَ النَّارُ مَثْوَاكُمْ خَالِدِينَ فِيهَا إِلَّا مَا شَاءَ اللَّهُ إِنَّ رَبَّكَ حَكِيمٌ عَلِيمٌ (١٢٨)﴾ [الأنعام: ١٢٨]. فهذه إشارة لطيفة إلى السرّ الذي لأجله كان الشرك أكبر الكبائر عند الله، وأنّه لا يُغفَر بغير التوبة منه، وأنه يوجب الخلود في العذاب (٥)، وأنه ليس تحريمه وقبحه بمجرد النهي عنه، بل يستحيل على الله سبحانه أن يشرع عبادة إله غيره، كما يستحيل عليه ما يناقض أوصاف كماله ونعوت جلاله. وكيف يظنّ بالمنفرد (٦) بالربوبية والإلهية والعظمة
(١) كذا ضبط في س بتشديد الزاي، وفي ف بتشديدها وكسرها، وهو الصواب. (٢) هنا انتهى السقط الذي وقع في ز. (٣) "أن لا تعبدوا … بني آدم" ساقط من س. (٤) ز: "فليستمتع". (٥) ل: "النار". (٦) ف: "بالمتفرد"، ولم ينقط الحرف في س.