De même, n’a pas estimé Allah à Sa juste valeur celui qui Lui attribue une compagne et un enfant, qui prétend qu’Il s’incarne dans Ses créatures, ou qu’Il serait l’essence même de toute existence.
De même encore, n’a pas estimé Allah à Sa juste valeur celui qui affirme qu’Il a élevé les ennemis de Son Messager et de sa Famille, exalté leur renom, installé parmi eux le pouvoir, le califat et la dignité ; qu’Il aurait, dans le même temps, abaissé les alliés de Son Messager et les membres de sa Famille, les aurait rabaissés, avilis et frappés d’ignominie partout où ils se trouvent. Une telle parole constitue le comble du dénigrement à l’égard du Seigneur. Qu’Allah soit exalté, infiniment élevé au-dessus du propos des Râfidites.
Cette assertion dérive en réalité du discours que tiennent les juifs et les chrétiens au sujet du Seigneur des mondes : selon eux, Il aurait envoyé un roi injuste qui se serait arrogé la prophétie, aurait menti contre Allah et, de longues années durant, Lui aurait imputé à tout moment des paroles du type : « Il a dit ceci, Il a ordonné cela, Il a interdit ceci », abrogeant ainsi les lois de Ses prophètes et messagers ; il se serait rendu licites le sang, les biens et l’honneur de leurs disciples, tout en clamant : « Allah me l’a permis ! » Or le Seigneur — exalté soit-Il — l’aurait alors mis en lumière, soutenu, élevé, honoré, exaucé dans ses invocations, donné la victoire sur ses contradicteurs, établi des preuves de sa véracité, si bien que nul ne pourrait l’affronter sans qu’il ne triomphe ; Il confirmerait ses dires par Ses paroles, Ses actes et Son approbation, et ferait apparaître, l’un après l’autre, de nouveaux indices attestant de sa véracité. — Il est pourtant manifeste que cela implique…