Qu’Allah soit exalté, infiniment élevé au-dessus de telles assertions. Les propos de ces gens-là sont plus néfastes encore que ceux des pseudo-magiens ; l’un comme l’autre n’ont pas estimé Allah à Sa juste valeur.
De même, n’a pas estimé Allah comme Il le mérite celui qui ne Le préserve pas d’un puits, d’une fosse d’aisances ou de tout lieu dont on répugne même à prononcer le nom, prétendant pourtant qu’Il se trouve partout, tout en Lui refusant l’élévation au-dessus de Son Trône. C’est pourtant vers Lui que « montent la bonne parole et l’œuvre vertueuse la fait s’élever » (35 : 10), vers Lui que les anges et l’Esprit s’élèvent, d’où ils descendent, et c’est Lui qui « administre l’ordre du ciel à la terre, puis celui-ci remonte vers Lui » (32 : 5). Ainsi, ils Le privent de s’asseoir sur le siège de Sa royauté, pour finalement Le placer dans chaque endroit où l’homme – et même la plupart des animaux – répugneraient à se tenir.
N’a pas davantage estimé Allah à Sa juste valeur celui qui nie la réalité de Son amour, de Sa miséricorde, de Sa bienveillance, de Son agrément, de Sa colère et de Sa réprobation ; ni celui qui nie la réalité de Sa sagesse, ces finalités louables qui sous-tendent Ses actes ; ni celui qui refuse de reconnaître qu’Il accomplit, par choix, des actes inhérents à Son essence, affirmant plutôt que Ses actes ne sont que des effets séparés de Lui. Par cette négation, ils rejettent la réalité de Sa venue et de Son approche, de Son élévation au-dessus de Son Trône, de Sa parole adressée à Moïse au flanc du mont Țûr, de Sa venue, le Jour de la Résurrection, pour juger en personne entre Ses serviteurs, ainsi que d’autres actes et attributs de perfection qu’ils renient, tout en prétendant qu’en les niant ils auraient — eux — estimé Allah à Sa juste valeur.