du texte est correcte, et le mot « al-ḥabba » n’est pas un complément comme l’a cru le scribe, mais se trouve au nominatif, placé en tête de phrase.
– (f. 59b) : « lajāldūnā ʿalayhi bi-s-suyūf » (ils nous auraient combattus au sujet de cela, l’épée à la main). Il a glosé : « ẓ : lajàdalūnā » (ils auraient débattu avec nous). C’est inexact ; la bonne leçon est celle du texte.
Un savant postérieur a, lui aussi, parcouru le manuscrit et l’a ponctué de nombreuses notes marginales rédigées d’une fine écriture persane. Il attire parfois l’attention sur certains passages du livre, notant par exemple : « Définition du cœur sain » (60a), « Grande bonne nouvelle » (54b) ou « Important avertissement » (30b). Il copie aussi, à l’occasion, des extraits d’autres ouvrages, tels Khālaṣat al-ḥaqāʾiq (41b) et les Wāqiʿāt du shaykh Abū l-Ḥasan ar-Raffāʾ (92a). Lorsque l’auteur rapporte cette parole : « Vous craignez les péchés, tandis que moi je crains la mécréance », il ajoute en marge : « Ceci est attribué à Sufyân ath-Thawrî, qu’Allah lui fasse miséricorde » (34b).
Ce lecteur propose en outre des interprétations singulières des textes ; ainsi, au sujet du hadith selon lequel la Pierre noire est « la main droite d’Allah sur terre », il écrit : « La Pierre se trouve à la droite de celui qui sort de la Maison ; c’est donc comme si elle était la droite de Sa Maison » (65b).
L’auteur rapporte encore que certains Anciens, lorsqu’ils entendaient d’un homme une parole méritoire, disaient : « Ce n’est qu’un ange qui l’a déposée sur ta langue » ; et, entendant son contraire, ils disaient : « Ce n’est que Satan qui l’a déposée sur ta langue ». Notre annotateur commente : « Par “ange”, il faut entendre la raison caractérisée par sa noblesse ; par “Satan”, le caprice. Il s’agit donc d’une métaphore » (53a).
Tout cela — bien qu’erroné — reste tolérable puisqu’il l’a inscrit en marge du manuscrit. Mais il a, en un passage, commis une faute grave : il a effacé des mots du texte et a écrit…
المتن صواب، وكلمة "الحبة" ليست مضافًا إليها كما ظنّ الكاتب، وإنما هي مرفوعة على الابتداء.
- (ق ٥٩/ ب): "لجالدونا عليه بالسيوف". علّق عليه: "ظ لجادلونا". وهذا خطأ، والصواب كما في المتن.
وقد قرأ النسخة بعض العلماء المتأخرين، فعلّق عليها في مواضع كثيرة بخط فارسي دقيق، نبّه فيها أحيانا على بعض مباحث الكتاب كقوله: "تعريف القلب السليم" (٦٠/ أ)، و "بشارة عظيمة" (٥٤/ ب)، و"تنبيه عظيم" (٣٠/ ب). ونقل بعض الأحيان نصوصًا من الكتب، كنقله من كتاب "خالصة الحقائق" (٤١/ ب) و "واقعات الشيخ أبي الحسن الرفّاء" (٩٢/ أ). ولما نقل المؤلف قول "بعضهم: أنتم تخافون الذنوب وأنا أخاف الكفر" علّق عليه: "وهذا منسوب إلى الثوري (رحمه الله)" (٣٤/ ب).
ولهذا الكاتب تأويلات غريبة للنصوص، فعلّق على ما ورد من أن الحجر الأسود يمين الله في الأرض: "والحجر على يمين الخارج من البيت، فكأنه يمين بيته" (٦٥/ ب).
وذكر المؤلف أن بعض السلف إذا سمع الكلمة الصالحة من الرجل قال: "ما ألقاها على لسانك إلا ملك، وإذا سمع ضدّها قال: ما ألقاها على لسانك إلا الشيطان"، فعلّق على ذلك: "والمراد بالملك: العقل المتصف بصفته، وبالشيطان: الهوى، فتكون استعارة" (٥٣/ أ).
وهذا ونحوه -على خطئه- محتمل، إذ علّقه في حاشية النسخة، ولكنّه أساء في موضع إساءة بالغة، إذ محا كلمات من المتن، وكتب