…en L’accusant de négliger Ses créatures, de les abandonner, de les laisser errer sans orientation et d’avoir créé l’univers en vain, pour rien.
Et n’a pas estimé Dieu à Sa juste valeur celui qui nie la réalité de Ses Noms sublimes et de Ses attributs éminents : il récuse ainsi Son ouïe et Sa vue, Sa volonté et Son libre choix, Son élévation au-dessus de Ses créatures, Sa Parole et le fait qu’Il s’adresse à qui Il veut parmi Ses serviteurs de la manière qu’Il veut ; ou bien il nie la portée universelle de Sa puissance et son lien avec les actes de Ses adorateurs, qu’il s’agisse de leurs obéissances ou de leurs désobéissances. Il les soustrait alors à Sa puissance, à Sa volonté et à Sa création, prétendant qu’ils se créent eux-mêmes ce qu’ils désirent indépendamment de la volonté du Seigneur : il se produirait donc dans Son royaume ce qu’Il ne veut pas, tandis que ce qu’Il veut ne se produirait pas ! Gloire à Dieu ! Qu’Il soit infiniment exalté au-dessus des propos de ces pseudo-magiens.
De même, n’a pas estimé Dieu à Sa juste valeur celui qui affirme qu’Il châtie Son serviteur pour un acte que celui-ci n’accomplit pas, sur lequel il n’a aucune prise ni influence, et qui n’est en réalité que l’acte même du Seigneur ; Il châtierait alors Son serviteur pour Son propre acte, alors que, exalté soit-Il, c’est Lui qui l’a contraint à le faire — et Sa contrainte est plus forte que toute contrainte qu’une créature puisse exercer sur une autre. Or, il est universellement reconnu par la saine nature et la raison que si un maître forçait son esclave à accomplir une action ou l’y poussait, puis le punissait pour cela, son attitude serait blâmable. Comment, dès lors, le plus juste des justes, le plus sage des sages et le plus miséricordieux des miséricordieux contraindrait-Il Son serviteur à une action dans laquelle celui-ci n’a ni rôle ni effet, qu’il n’accomplit pas de son plein gré, qui n’est même pas son acte, puis le châtierait-Il d’un châtiment éternel ?
منه (١)، من إهمالِ خلقه، وتضييعهم، وتركِهم سدًى، وخلقِهم باطلًا عبثًا.
ولا قدَره حقَّ قدره مَن نفى حقائق (٢) أسمائه الحسنى وصفاته العلى، فنفى سمعه وبصره، وإرادته واختياره، وعلوَّه فوق خلقه، وكلامه، وتكليمه لمن شاء من خلقه بما يريد (٣)؛ أو نفى عموم قدرته
وتعلّقها بأفعال عباده من طاعاتهم (٤) ومعاصيهم، فأخرجها عن قدرته ومشيئته وخلقه، وجعلهم يخلقون لأنفسهم ما يشاؤون بدون مشيئة الربّ؛ فيكون في ملكه ما لا يشاء، ويشاء ما لا يكون! تعالى الله (٥) عن قول أشباه المجوس علوًّا كبيرًا.
وكذلك ما قدره حقَّ قدره من قال: إنّه يعاقب عبده على ما لا يفعله العبد، ولا له عليه قدرة، ولا تأثير له فيه البتة، بل هو نفس فعل الرب (جل جلاله)، فيعاقب عبدَه على فعله، وهو (٦) سبحانه الذي جبر العبدَ عليه، وجبرُه على الفعل أعظمُ من إكراه المخلوق للمخلوق. وإذا كان من المستمرّ في الفِطَر والعقول أنّ السيّد لو أكره عبدَه على فعل أو ألجأه إليه ثم عاقبه عليه لكان قبيحًا، فأعدل العادلين وأحكم الحاكمين وأرحم الراحمين كيف يُجبر العبدَ على فعل لا يكون للعبد فيه صنع ولا تأثير، ولا هو واقعٌ بإرادته، بل ولا هو فعله البتة، ثمّ يعاقب عليه عقوبة الأبد؟
(١) "منه" ساقط من س.
(٢) ف: "من حقائق".
(٣) ز: "يريده".
(٤) ف: "طاعتهم".
(٥) لم يرد لفظ الجلالة في ز.
(٦) ما عدا س: "فعله هو".