…de ces besoins, ainsi que de personnes capables d’implorer leur clémence et de les émouvoir par l’intercession. Ils doivent donc recourir aux intermédiaires par nécessité, tant ils sont dépendants, impuissants, faibles et limités dans leur science. Quant à Celui qui est capable de toute chose, qui se suffit à Lui-même de toute chose, qui sait toute chose, le Tout-Miséricordieux dont la miséricorde englobe toute chose, introduire des intermédiaires entre Lui et Ses créatures constitue une atteinte à Sa seigneurie, à Sa divinité et à Son tawḥîd (unicité) ; c’est nourrir à Son égard une mauvaise opinion. Il est impossible qu’Il ait prescrit pareille chose à Ses serviteurs ; la raison saine et la nature première la repoussent, et sa laideur est gravée dans tout esprit droit au-delà de toute autre laideur. Cela s’explique encore par le fait que l’adorateur magnifie ce qu’il adore : il le divinise, s’incline et s’humilie devant lui. Or le Seigneur, exalté soit-Il, est le seul qui mérite une vénération et une exaltation parfaites, la divinisation, la soumission et l’humilité totales. C’est Son droit exclusif. Aussi compte-t-on, parmi les pires injustices, le fait d’offrir Son droit à un autre que Lui ou de Le Lui associer, surtout lorsque l’associé ainsi placé à Son rang n’est autre que Son serviteur et Sa créature. Le Très-Haut a dit : « Il vous propose un exemple tiré de vous-mêmes : avez-vous, parmi ceux que possèdent vos mains droites, des associés dans la subsistance que Nous vous avons accordée, de sorte que vous seriez à égalité avec eux et que vous les craindriez comme vous vous craignez les uns les autres ? » (s. 30, v. 28). Autrement dit : si l’un de vous répugne à voir son esclave devenir son associé dans sa propre subsistance, comment pourriez-vous M’attribuer, parmi Mes serviteurs, des associés dans ce dont Je suis l’unique détenteur – à savoir la divinité qui ne convient à nul autre que Moi et dont nul autre n’est digne ? Quiconque prétend cela ne M’a pas estimé à Ma juste valeur,
حوائجهم، وإلى من يسترحمهم ويستعطفهم (١) بالشفاعة، فاحتاجوا إلى الوسائط ضرورةً لحاجتهم، وعجزهم، وضعفهم، وقصور علمهم. فأما القادرُ على كلّ شيء، الغنيُّ بذاته عن كلّ شيء، العالمُ بكل شيء، الرحمنُ الرحيمُ الذي وسعت رحمتُه كلَّ شيء فإدخالُ الوسائط بينه وبيّن خلقه تنقُّصٌ (٢) بحقّ ربوبيته، وإلهيته، وتوحيده (٣)؛ وظن به ظنَّ السَّوْء. وهذا يستحيل أن يشرعه لعباده، ويمتنع في العقول والفِطَر، وقُبحُه مستقِرّ في العقول السليمة فوقَ كلّ قبيح. ويوضّح هذا أنّ العابد معظِّم لمعبوده، متألِّه له، خاضع ذليل له. والربّ تعالى وحده هو الذي يستحقّ كمال التعظيم والإجلال والتألّه والخضوع والذلّ. وهذا خالص حقّه، فمن أقبح الظلم أن يُعطَى حقُّه (٤) لغيره، أو يُشرَك بينه وبينه فيه، ولا سيّما إذا كان الذي جُعِلَ شريكَه في حقّه هو عبده ومملوكه، كما قال تعالى: ﴿ضَرَبَ لَكُمْ مَثَلًا مِنْ أَنْفُسِكُمْ هَلْ لَكُمْ مِنْ مَا مَلَكَتْ أَيْمَانُكُمْ مِنْ شُرَكَاءَ فِي مَا رَزَقْنَاكُمْ فَأَنْتُمْ فِيهِ سَوَاءٌ تَخَافُونَهُمْ كَخِيفَتِكُمْ أَنْفُسَكُمْ﴾ [الروم: ٢٨]. أي إذا كان أحدكم يأنف أن يكون مملوكُه شريكَه في رزقه، فكيف تجعلون لي من عبيدي شركاء فيما أنا منفرد (٥) به، وهو الإلهية التي لا تنبغي لغيري، ولا تصلح لسواي؟ فمن زعم ذلك فما قدَرني حقَّ قدري،
(١) "يسترحمهم و" ساقط من ز. (٢) س: "ينقص"، تصحيف. (٣) ز: "توحّده"، وسقط منها: "وإلهيته". (٤) "فمن أقبح .. حقّه" ساقط من ل. (٥) س: "متفرد".