Il a également dit, rapportant la parole de Son ami intime Ibrâhîm – sur lui la prière et la paix – lorsqu’il s’adressa à son peuple : « Qu’adorez-vous donc ? Est-ce par un mensonge que vous voulez ériger des divinités en dehors d’Allah ? Quelle idée vous faites-vous donc du Seigneur des mondes ? » (s. 37, v. 85-87). Autrement dit : quelle rétribution pensez-vous qu’Il vous réservera lorsque vous Le rencontrerez alors que vous avez adoré un autre que Lui ? Qu’avez-vous donc présumé de Lui pour L’associer ainsi à d’autres ? Quel défaut avez-vous imaginé dans Ses noms, Ses attributs et Sa seigneurie au point que cela vous conduise à vouer un culte à autre que Lui ? Si vous aviez pensé de Lui ce qu’Il mérite vraiment – qu’Il sait toute chose, qu’Il est capable de toute chose ; qu’Il est, par essence, libre de tout besoin, alors que tout ce qui n’est pas Lui dépend de Lui ; qu’Il établit la justice parmi Ses créatures ; qu’Il est l’unique à diriger leur existence, sans qu’aucun autre ne partage Sa gouvernance ; qu’Il connaît le moindre détail, de sorte qu’aucun secret de Sa création ne Lui échappe ; qu’Il leur suffit à Lui seul et n’a besoin d’aucun auxiliaire ; qu’Il est, de par Son essence, le Tout-Miséricordieux et n’a nul besoin que quiconque L’attend­risse pour qu’Il fasse miséricorde – jamais vous ne L’auriez associé à quiconque. Il en va tout autrement des rois et des autres dirigeants : eux ont besoin qu’on leur rapporte l’état et les requêtes de leurs sujets, et d’auxiliaires pour les assister dans l’accomplissement
وقال تعالى حاكيًا (١) عن خليله إبراهيم ﷺ (٢) إنّه قال لقومه: ﴿مَاذَا تَعْبُدُونَ (٨٥) أَئِفْكًا آلِهَةً دُونَ اللَّهِ تُرِيدُونَ (٨٦) فَمَا ظَنُّكُمْ بِرَبِّ الْعَالَمِينَ (٨٧)﴾ [الصافات: ٨٥ - ٨٧]. أي فما ظنكم أن يجازيكم به إذا لقيتموه، وقد عبدتم غيرَه؟ وماذا ظننتم به حتى (٣) عبدتم معه غيرَه؟ وما ظننتم بأسمائه وصفاته وربوبيته من النقص حتى أحوجكم ذلك (٤) إلى عبودية غيره؟ فلو ظننتم به ما هو أهله من أنّه بكل شيء عليم، وعلى كلّ شيء قدير، وأنّه غنيّ عن كلّ ما سواه، وكلُّ ما سواه فقيرٌ إليه، وأنّه قائم بالقسط على خلقه (٥)، وأنه المتفرّد (٦) بتدبير خلقه، لا يشرَكه فيه غيرُه (٧)، والعالم بتفاصيل الأمورًا فلا تخفى (٨) عليه خافية من خلقه، والكافي لهم وحده فلا يحتاج إلى معين، والرحمن بذاته فلا يحتاج في رحمته إلى من يستعطفه. وهذا بخلاف الملوك وغيرهم من الرؤساء، فإنّهم محتاجون إلى من يعرّفهم أحوالَ الرعية وحوائجَهم، وإلى من يُعينهم على قضاء
(١) "حاكيًا" من ف وحدها. (٢) ل: "عليه السلام"، والمثبت من س. (٣) "حتى" من ف، ونحوه في إغاثة اللهفان (١/ ١٢٩). س: "وما ظننتم حين". ولم يرد "به" في ز أيضًا. وقد سقط من ل: "وقد عبدتم .. ، حين". (٤) س: "ذلكم". وفي ل: "أخرجكم ذلك". (٥) "وأنّه غني … على خلقه" ساقط من س، كما سقط من ل: "وكل ما سواه". (٦) ز: "المنفرد". (٧) ل: "فلا يشركه … ". ف: "لا يُشرِكُ فيه غيرَه" كذا مضبوطًا. (٨) ز: "فلا يخفى"، ولم ينقط حرف المضارعة في س، ل.