et parce qu’il recèle l’injustice suprême, Allah — exalté soit-Il — a informé Ses serviteurs qu’Il ne la pardonne point, alors même qu’Il S’est prescrit la miséricorde.
Parmi les prérogatives exclusives de la divinité figure encore l’adoration, laquelle repose sur deux piliers(1) sans lesquels elle ne saurait tenir : l’amour le plus intense allié à l’humilité la plus profonde. Telle est l’adoration accomplie(2), et les rangs des créatures varient en cette matière à proportion de la part qu’elles possèdent de ces deux fondements. Quiconque accorde son amour, son humilité et sa soumission à un autre qu’Allah a, ce faisant, assimilé cet autre à Lui dans Son droit le plus pur ; or il est impossible qu’une quelconque législation révélée vienne prescrire pareille chose, dont la laideur s’impose à toute nature originelle et à toute raison saine. Cependant, les démons ont altéré la fitra de la plupart des hommes, corrompu leur entendement et les ont détournés(3) de cette dernière. Ont persévéré sur la fitra première ceux auxquels Allah avait destiné la meilleure part : Il leur envoya donc Ses messagers et fit descendre sur eux Ses Écritures, en pleine concordance avec leur nature et leur raison ; ils reçurent ainsi une lumière ajoutée à la lumière déjà présente — « Allah guide vers Sa lumière qui Il veut » (sourate an-Nûr , 24 : 35).
Cela étant établi, relèvent également des prérogatives divines la prosternation (sujûd) : quiconque se prosterne(4) devant un autre qu’Allah a bel et bien assimilé la créature au Créateur.
Il en va de même pour la confiance (tawakkul) : quiconque place sa confiance en un autre que Lui l’assimile pareillement à Lui.