Ad-Dâʾ wa-ad-DawâʾIbn al-Qayyim

en faisant de lui un rival du Seigneur des mondes.

La prosternation (sujûd), l’adoration (ʿibâda), la confiance totale (tawakkul), le retour repentant (inâba), la piété (taqwâ), la crainte révérencielle (khashya), la vigilance intérieure (taḥassub), le repentir (tawba), le vœu (nadr), le serment (ḥalf), la glorification (tasbîḥ), la proclamation de la grandeur divine (takbîr), l’affirmation de l’unicité (tahlîl), la louange (taḥmîd), l’imploration du pardon (istighfâr), le fait de se raser la tête par humilité et par adoration, la circumambulation autour de la Maison sacrée et l’invocation (duʿâ’) : tout cela est un droit exclusif d’Allah ; il n’appartient ni ne convient à nul autre, fût-il un ange rapproché ou un Prophète envoyé (1).

Dans le Musnad de l’imâm Aḥmad (2), on rapporte qu’un homme, amené devant le Prophète ﷺ pour une faute qu’il avait commise, déclara en se tenant devant lui : « Ô Allah, je me repens auprès de Toi, et je ne me repens pas auprès de Muḥammad. » Le Prophète ﷺ dit alors : « Il a reconnu le droit de ceux à qui il revient. »

Fasl (séparation de chapitre)

Quant à l’association dans les volontés et les intentions, c’est une mer sans rivage, dont bien peu réchappent. Quiconque accomplit une œuvre en recherchant autre chose que la Face d’Allah, ou conçoit une intention autre que le rapprochement auprès de Lui et l’espoir de Sa récompense, celui-là aura commis un acte d’association dans son intention et sa volonté (3).

(1) Dans la version F : « ou un prophète envoyé ». (2) [Référencé] 3/435 (n° 15587) ; al-Tabarani, *al-Mu'jam al-kabir*, 1/286 (nos 839 et 840) ; al-Hakim, 4/284 (n° 7654), ainsi que d'autres sources. Par la voie de Muhammad ibn Mus'ab al-Qarqisani, d'après Sallam ibn Miskin et al-Mubarak ibn Fadala, d'après al-Hasan al-Basri, d'après al-Aswad ibn Sari', qui l'a rapporté comme un hadith remontant au Prophète ; il en a ensuite mentionné le texte. Al-Hakim a dit : « La chaîne de transmission de ce hadith est authentique, et ils [al-Bukhari et Muslim] ne l'ont pas rapporté. » Al-Dhahabi lui objecta : « Ibn Mus'ab est faible. » Je dis : en outre, al-Hasan n'a pas entendu ce hadith d'al-Aswad ibn Sari', comme l'ont explicitement affirmé plusieurs grands spécialistes de la critique des transmetteurs, notamment Ibn al-Madini, Yahya ibn Ma'in, Abu Dawud, al-Bazzar et Ibn Qani'. (3) Dans la version F : « et il a eu l'intention de ».
نِدًّا لربّ العالمين. فالسجود، والعبادة، والتوكّل، والإنابة، والتقوى، والخشية، والتحسّب، والتوبة، والنذر، والحلف، والتسبيح، والتكبير، والتهليل، والتحميد، والاستغفار، وحلق الرأس خضوعًا وتعبّدًا، والطواف بالبيت، والدعاء = كُلّ ذلك محضُ حقّ الله الذي لا يصلح ولا ينبغي لسواه من ملَكٍ مقرَّب ولا نبيّ مرسَل (١). وفي مسند الإِمام أحمد (٢) أنّ رجلًا أُتِيَ به إلى النبي ﷺ قد أذنب ذنبًا، فلمّا وقف بين يديه قال: اللهم إنّي أتوب إليك، ولا أتوب إلى محمّد. فقال: "عرَفَ الحقَّ لأهله". فصل وأما الشرك في الإرادات والنيّات، فذلك البحر الذي لا ساحل له، وقلّ من ينجو منه. فمن أراد بعمله غيرَ وجه الله، أو نوى (٣) شيئًا غيرَ التقرّبِ إليه وطلبِ الجزاء منه، فقد أشرك في نيته وإرادته.
(١) ف: "أو نبي مرسل". (٢) ٣/ ٤٣٥ (١٥٥٨٧) والطبراني في الكبير ١/ ٢٨٦ (٨٣٩، ٨٤٠) والحاكم ٤/ ٢٨٤ (٧٦٥٤) وغيرهم. من طريق محمد بن مصعب القرقساني عن سلام بن مسكين والمبارك بن فضالة عن الحسن البصري عن الأسود بن سريع مرفوعًا فذكره. قال الحاكم: "هذا حديث صحيح الإسناد ولم يخرجاه". وتعقبه الذهبي قائلًا: "ابن مصعب ضعيف". قلت: وأيضًا الحسن لم يسمع من الأسود بن سريع فيما نص عليه بعض أئمة النقد كابن المديني ويحيى بن معين وأبي داود والبزار وابن قانع. (٣) ف: "ونوى".

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