…associer à Toi sciemment, et je Te demande pardon pour ce que j’ignore. »
Toute forme d’ostentation relève du polythéisme. Allah – exalté soit-Il – a dit : « Dis : “Je ne suis qu’un être humain comme vous ; il m’a été révélé que votre Dieu est un Dieu unique. Que celui donc qui espère la rencontre de son Seigneur accomplisse une œuvre vertueuse et n’associe personne à l’adoration de son Seigneur.” » (sourate 18, al-Kahf, v. 110).
Autrement dit, puisque qu’Il est l’unique Divinité, sans nul autre dieu avec Lui, l’adoration doit, elle aussi, Lui être réservée exclusivement. De même qu’Il est seul dans Sa divinité, Il doit être seul dans la servitude qu’on Lui rend.
L’œuvre vertueuse est donc celle qui est exempte d’ostentation et conforme à la sunna.
Parmi les invocations de ʿUmar ibn al-Khattâb – qu’Allah l’agrée – figurait la suivante : « Ô Allah, fais que toutes mes actions soient vertueuses, vouées uniquement à Ta Face, et ne laisse à personne d’autre aucune part. »
Ce polythéisme dans l’adoration annule la récompense de l’acte et peut même entraîner un châtiment lorsque l’acte est obligatoire, car il place son auteur au rang de celui qui l’aurait délaissé et qui est donc sanctionné pour avoir manqué à l’ordre divin.
En vérité, Allah n’a prescrit qu’une adoration qui Lui soit rendue en toute sincérité. Il dit : « Or, il ne leur a été ordonné que d’adorer Allah en Lui vouant un culte pur et exclusif, en purs monothéistes. » (sourate 98, al-Bayyinah, v. 5). Quiconque n’est pas sincère envers Allah dans son culte n’a pas accompli ce qui lui était commandé ; ce qu’il a présenté est autre chose que l’ordre divin : son acte est donc invalide et ne sera pas accepté.
Allah – exalté soit-Il – dit encore : « Je suis le Plus-Riche des associés quant à l’association ; quiconque accomplit une action… »
أشرِك بك وأنا أعلم، وأستغفرك لما لا أعلم".
فالرياء كلّه شرك. قال تعالى: ﴿قُلْ إِنَّمَا أَنَا بَشَرٌ مِثْلُكُمْ يُوحَى إِلَيَّ أَنَّمَا إِلَهُكُمْ إِلَهٌ وَاحِدٌ فَمَنْ كَانَ يَرْجُو لِقَاءَ رَبِّهِ فَلْيَعْمَلْ عَمَلًا صَالِحًا وَلَا يُشْرِكْ بِعِبَادَةِ رَبِّهِ أَحَدًا (١١٠)﴾ [الكهف: ١١٠]. أي كما أنه إله واحد لا إله سواه، فكذلك ينبغي أن تكون العبادة له وحده. فكما (١) تفرّد بالإلهية يجب أن يُفرد (٢) بالعبودية. فالعمل الصالح هو الخالي من الرياء، المقيَّد بالسنّة.
وكان من دعاء عمر بن الخطاب (رضي الله عنه): اللهم اجعل عملي كلَّه صالحًا، واجعله لوجهك خالصًا، ولا تجعل لأحد فيه شيئًا (٣).
وهذا الشركُ في العبادة يُبطِل ثوابَ العمل، وقد يعاقَب عليه إذا كان العمل واجبًا، فإنّه يُنزِله منزلةَ من لم يعمله، فيعاقبَ على ترك الأمر.
فإنّ الله سبحانه إنما أمر بعبادته خالصة (٤). قال تعالى: ﴿وَمَا أُمِرُوا إِلَّا لِيَعْبُدُوا اللَّهَ مُخْلِصِينَ لَهُ الدِّينَ حُنَفَاءَ﴾ [البينة: ٥]. فمن لم يخلص لله في عبادته لم يفعل ما أُمِرَ به، بل الذي أتى به شيء غير المأمور به (٥)، فلا يصحّ، ولا يقبل منه.
ويقول الله تعالى: "أنا أغنى الشركاء عن الشرك، فمن عمل "عملًا
(١) س: "وكما".
(٢) س: "يتفرد".
(٣) أخرجه أحمد في الزهد (٦١٥) من طريق الحسن أن عمر كان يقول، فذكره.
والحسن لم يسمع عن عمر. وأخرجه أبو الشيخ في طبقات المحدثين بأصبهان (١٠١٨) من طريق آخر.
(٤) س: "خالصًا".
(٥) ز: "شيئًا غير الذي أمر به".