Relève également de ce type le polythéisme de l’homme qui disputa avec Abraham au sujet de son Seigneur : « Lorsque Abraham dit : “Mon Seigneur est Celui qui fait vivre et qui fait mourir”, il répondit : “Moi aussi, je fais vivre et je fais mourir.” » (Coran 2, 258). Cet homme se posa ainsi en pair d’Allah, prétendant faire vivre et faire mourir, selon lui, comme Allah fait vivre et fait mourir (1). Abraham le contraignit donc en lui disant : la conséquence logique de ta parole est que tu puisses faire venir le soleil d’un autre lieu que celui d’où Allah le fait surgir. Ce n’est pas là, comme l’ont imaginé certains polémistes, un simple changement de sujet, mais bien une démonstration contraignante (2) qui pousse l’argument jusqu’au bout, pour peu qu’il soit valable. Relève encore de ce type le polythéisme de nombreux adeptes qui associent les astres supérieurs, les érigeant en seigneurs chargés de gouverner l’ordre de ce monde, ainsi que le professent les polythéistes des *sâbi’a* et autres. Relève de même le polythéisme des adorateurs du soleil, du feu et assimilés. Parmi eux, certains prétendent que leur idole est la divinité véritable ; d’autres affirment qu’elle est la plus grande des divinités ; d’autres soutiennent qu’elle n’est qu’une divinité parmi d’autres, mais qu’en la vénérant exclusivement, en se consacrant et en se vouant entièrement à elle, celle-ci se tournera vers eux et s’occupera d’eux. D’autres encore prétendent que la divinité inférieure qu’ils adorent les rapproche de celle qui lui est supérieure, laquelle les rapproche à son tour de celle qui est au-dessus d’elle, jusqu’à ce que ces divinités finissent par les rapprocher d’Allah – exalté soit-Il. Parfois les intermédiaires se multiplient, parfois ils se réduisent (3). Section Quant au polythéisme dans l’adoration, il est plus léger que ce polythéisme-là et d’un degré moindre, car il émane de celui qui croit qu’il n’y a de divinité qu’Allah, et qu’Il est le seul à pouvoir nuire ou être utile, donner ou refuser.
ومن هذا: شركُ الذي حاجّ إبراهيمَ في ربّه ﴿إِذْ قَالَ إِبْرَاهِيمُ رَبِّيَ الَّذِي يُحْيِي وَيُمِيتُ قَالَ أَنَا أُحْيِي وَأُمِيتُ﴾ [البقرة: ٢٥٨] فهذا جعل نفسه ندًّا لله، يحيي ويميت بزعمه كما يحيي الله ويميت (١). فألزمه إبراهيم أنّ طردَ قولك أن تقدِرَ على الإتيان بالشمس من غير الجهة التي يأتي الله بها منها. وليس هذا انتقالًا كما زعم بعض أهل الجدل، بل إلزام (٢) على طرد الدليل إن كان حقًّا. ومن هذا: شركُ كثيرٍ ممن يشرك بالكواكب العلويات، ويجعلها أربابًا مدبّرة لأمر هذا العالم، كما هو مذهب مشركي الصابئة وغيرهم. ومن هذا: شرك عُبّاد الشمس وعُبّاد النار وغيرهم. ومن هؤلاء من يزعم أنّ معبوده هو الإله على الحقيقة. ومنهم من يزعم أنه أكبر الآلهة. ومنهم من يزعم أنه إله من جملة الآلهة، وأنّه إذا خصّه بعبادته والتبتّل إليه والانقطاع إليه أقبل عليه واعتنى به. ومنهم من يزعم أنّ معبوده الأدنى يقرّبه إلى المعبود الذي هو فوقه، والفوقانيُّ يقرّبه إلى من هو فوقه، حتى تقرّبه تلك الآلهةُ إلى الله سبحانه؛ فتارة تكثر الوسائط، وتارةً تقِلّ (٣). فصل وأما الشرك في العبادة، فهو أسهل من هذا الشرك، وأخفُّ أمرا، فإنّه يصدر ممن يعتقد أنّه لا إله إلا الله، وأنّه لا يضرّ وينفع ويعطي ويمنع
(١) ف: "يحيي ويميت". وسقط "فهذا جعل نفسه … ويميت" من س. (٢) س، ل:"إلزامًا". (٣) س: "يكثر … يقل".