à Ses serviteurs de se rapprocher de Lui au moyen d’intercesseurs et de médiateurs (1), de sorte que l’interdiction de cette pratique ne serait connue que par la loi révélée ? Ou bien cette attitude est-elle, par elle-même, odieuse aux natures saines et aux intelligences, au point qu’il soit (2) impossible qu’une législation l’admette, et que, bien au contraire, toutes les législations divines soient venues entériner le jugement négatif porté par les dispositions innées et les raisons sur cette laideur, la pire de toutes ?
Et quel est le secret qui fait que ce péché, parmi tous les autres, ne soit pas pardonné, comme l’a dit le Très-Haut : « Allah ne pardonne pas qu’on Lui associe, mais Il pardonne ce qui est moindre à qui Il veut » (An-Nisâʾ, 48) ?
Réfléchis donc à cette question, concentre ton cœur et ton esprit sur sa réponse et ne la prends pas à la légère, car (3) c’est elle qui établit la différence entre les gens du tawḥîd et les polythéistes (4), entre ceux qui connaissent Allah et ceux qui L’ignorent, entre les habitants du Paradis et les habitants du Feu.
Nous disons donc — et c’est d’Allah que viennent la réussite et l’appui ; de Lui nous implorons l’aide et la juste direction — : celui qu’Allah guide, nul ne peut l’égarer ; et celui qu’Il égare, nul ne peut le guider ; nul ne peut empêcher ce qu’Il accorde, ni accorder ce qu’Il retient.
Le polythéisme se divise en deux catégories :
- un polythéisme qui touche à l’Essence de l’adoré, à Ses noms, à Ses attributs et à Ses actes ;
- un polythéisme qui touche à Son culte et à la manière de traiter avec Lui (5), quand bien même son auteur croirait qu’Il — exalté soit-Il — n’a ni associé dans Son Essence, ni dans Ses attributs, ni dans Ses actes (6).