ainsi que ses biens et sa famille (1), qu’Il a livrés aux gens du tawḥîd pour qu’ils en fassent leurs esclaves, parce qu’ils ont délaissé (2) la servitude qu’ils Lui devaient.
Allah — exalté soit-Il — refuse d’accepter de la part d’un polythéiste (3) la moindre œuvre, de permettre qu’on intercède pour lui, de répondre pour lui, dans l’au-delà, à quelque invocation que ce soit, ou d’y effacer le moindre faux pas. En effet, le polythéiste est le plus ignorant des ignorants à l’égard d’Allah : il Lui a attribué, parmi Ses créatures, un égal. Voilà l’ultime degré d’ignorance à Son sujet, mais aussi l’injustice la plus extrême de sa part ; car, en réalité, le polythéiste n’a pas lésé son Seigneur, il ne s’est lésé que lui-même (4).
Une question surgit alors (5). Le polythéiste avait pour intention de magnifier la Majesté du Seigneur — exalté soit-Il —, estimant que, vu Sa grandeur, on ne peut accéder à Lui que par l’entremise d’intermédiaires et d’intercesseurs, comme on procède auprès des rois. Le polythéiste ne visait donc pas à rabaisser la Seigneurie ; il voulait au contraire L’exalter. Il dit : « Je n’adore ces intermédiaires que pour qu’ils me rapprochent de Lui et m’introduisent auprès de Lui. C’est Lui qui est recherché, et ceux-ci ne sont que des moyens et des intercesseurs. » Pourquoi donc cette seule attitude provoque-t-elle Son indignation et Sa colère — exalté soit-Il —, voue-t-elle l’homme à une éternité de Feu, et justifie-t-elle l’effusion du sang de ses adeptes ainsi que la violation de leur honneur et de leurs biens ?
De là découle (6) une autre question : Allah pourrait-Il légiférer…