Allah dit encore : « Allah a fait de la Ka‘ba, la Maison sacrée, un point d’équilibre pour les gens, de même que le mois sacré, les offrandes et les colliers marqués ; afin que vous sachiez qu’Allah connaît ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre, et qu’Allah est, certes, Omniscient. » (sourate al-Mâʾida 5 : 97). Le Très-Haut informe ainsi que le but assigné à la création et à l’ordre divin est qu’Il soit connu à travers Ses noms et Ses attributs, qu’Il soit adoré seul sans qu’on Lui associe quoi que ce soit, et que les hommes se tiennent dans l’équité, cette justice sur laquelle reposent les cieux et la terre. Il dit en effet : « Nous avons certes envoyé Nos messagers avec des preuves évidentes et fait descendre avec eux le Livre et la Balance afin que les gens instaurent la justice. » (sourate al-Hadîd 57 : 25). Il précise donc qu’Il a dépêché Ses messagers et révélé Ses Écritures pour que les hommes établissent la justice, c’est-à-dire l’équité (1). Parmi les plus hauts degrés de cette équité figure le tawḥîd (l’unicité) ; il en est même la tête et la charpente, tandis que le shirk (l’association) constitue une immense injustice. Le shirk (2) est l’injustice la plus sombre, alors que le tawḥîd est la forme de justice la plus parfaite. Ce qui contredit le plus fermement ce dessein compte donc parmi les plus grands des péchés majeurs, dont la gravité varie selon le degré d’opposition à ce but. Et ce qui s’accorde le plus étroitement avec ce dessein (3) représente la plus impérieuse des obligations et l’adoration la plus incontournable. Médite donc ce principe avec soin, applique-le à ses détails : tu discerneras ainsi la sagesse du plus sage des juges et du plus savant des savants dans ce qu’Il a prescrit à Ses serviteurs ou leur a interdit, ainsi que dans la hiérarchie des actes d’obéissance et des désobéissances. Puisque le shirk envers Allah contredit par essence ce dessein, il est le plus grave de tous les péchés majeurs ; Allah a interdit le Paradis à tout polythéiste et a rendu licite son sang (4).
وقال تعالى: ﴿جَعَلَ اللَّهُ الْكَعْبَةَ الْبَيْتَ الْحَرَامَ قِيَامًا لِلنَّاسِ وَالشَّهْرَ الْحَرَامَ وَالْهَدْيَ وَالْقَلَائِدَ ذَلِكَ لِتَعْلَمُوا أَنَّ اللَّهَ يَعْلَمُ مَا فِي السَّمَاوَاتِ وَمَا فِي الْأَرْضِ وَأَنَّ اللَّهَ بِكُلِّ شَيْءٍ عَلِيمٌ (٩٧)﴾ [المائدة: ٩٧]. فأخبر سبحانه أنّ القصد بالخلق والأمر أن يُعرَفَ بأسمائه وصفاته، ويُعبَد وحده لا يُشرَك به، وأن يقوم الناس بالقسط، وهو العدل الذي قامت به السموات والأرض، كما قال تعالى: ﴿لَقَدْ أَرْسَلْنَا رُسُلَنَا بِالْبَيِّنَاتِ وَأَنْزَلْنَا مَعَهُمُ الْكِتَابَ وَالْمِيزَانَ لِيَقُومَ النَّاسُ بِالْقِسْطِ﴾ [الحديد: ٢٥]، فأخبر أنّه أرسل رسله، وأنزل كتبه، ليقوم الناس بالقسط، وهو العدل (١). ومن أعظم القسط: التوحيدُ، بل هو رأسُ العدل وقِوامُه، وإنّ الشرك لظلم عظيم. فالشرك (٢) أظلَمُ الظلمِ، والتوحيد أعدَلُ العدلِ. فما كان أشدَّ منافاة لهذا المقصود فهو أكبر الكبائر، وتفاوتُها في درجاتها بحسب منافاتها له. وما كان أشدّ موافقةً لهذا المقصود (٣) فهو أوجب الواجبات، وأفرض الطاعات. فتأمَّلْ هذا الأصلَ حقَّ التأمّل، واعتبِرْ به تفاصيلَه تَعرِفْ به حكمة أحكمِ الحاكمين وأعلمِ العالمين فيما فرضه على عباده، وحرّمه عليهم؛ وتفاوُتَ مراتبِ الطاعات والمعاصي. ولمّا (٤) كان الشرك بالله منافيًا بالذات لهذا المقصود كان أكبر الكبائر على الإطلاق، وحرّم الله الجنّةَ على كل مشرك، وأباح دمَه
(١) "الذي قامت به … العدل" ساقط من ز. (٢) "لظلم عظيم فالشرك" ساقط من ل. (٣) "فهو أكبر الكبائر … المقصود" ساقط من ف. (٤) "ولما" ساقط من س. وفي ز: "فلما". وفي ل: "فكلما"، وهو خطأ.