et complètes soient adressées au Maître des vertueux et au meilleur des élus, Muhammad al-Muṣṭafā, ainsi qu’à sa famille et à ses Compagnons ; qu’une salutation perpétuelle et abondante leur soit accordée. »
Il s’agit là de la plus ancienne des copies connues du Kitāb al-dāʾ wa-l-dawāʾ (Le mal et le remède).
Après la basmala et la formule « Rabbi yassir wa aʿin bi-raḥmatik » (« Seigneur, facilite et assiste par Ta miséricorde »), le manuscrit s’ouvre sur les mots suivants : « On interrogea Shaykh al-Islām Abû ‘Abd Allâh Muhammad ibn Abî Bakr al-Shâmî – qu’Allah l’enveloppe de Sa miséricorde et le fasse demeurer dans Son paradis –, et le questionneur dit… ».
Ce début est pour le moins singulier : l’auteur – qu’Allah lui fasse miséricorde – porte certes la kunya Abû ‘Abd Allâh, se nomme Muhammad ibn Abî Bakr et est aussi originaire de Syrie ; toutefois, il est surtout connu sous l’appellation « Abû ‘Abd Allâh Muhammad ibn Abî Bakr Ibn Qayyim al-Jawziyya ». Quant à la formule placée au frontispice de ce manuscrit, elle semble destinée à dissimuler partiellement l’identité de l’auteur à certains imitateurs ou adversaires, afin que leur sectarisme ne les détourne pas de la lecture de l’ouvrage ni ne les pousse à l’attaquer.
La page de titre, pour sa part, porte le nom de l’ouvrage, deux cachets, ainsi qu’un ensemble de mentions de possession, de permission de lecture, etc. Le titre, Kitāb al-dāʾ wa-l-dawāʾ, n’est pas inscrit à l’emplacement habituel ; il figure dans la moitié inférieure de la page et il est probable qu’il ne soit pas de la main du copiste principal.
Parmi ces annotations, la plus ancienne est une note de consultation datée de 778 H, dont le libellé est : « Il l’a examiné en invoquant pour son propriétaire une belle fin : Muhammad ibn Muhammad ibn ‘Abd al-Rahîm al-Qâdirî al-Maghribî… ».
Parmi les mentions de possession :
- « Cette noble collection est désormais passée en la possession du serviteur indigent … »