le faire. Quant à ce qu’il accomplit, il se peut qu’il remplisse les conditions de l’ikhlâṣ (la sincérité), ou qu’il ne les remplisse pas. Et si ces conditions de l’ikhlâṣ sont réunies, il peut ou non y adjoindre la mutâbaʿa (la pleine conformité à la sunna). Quand bien même cette conformité serait présente, il peut s’y tenir fermement, ou bien son cœur peut en être détourné.
Tout cela se vérifie au sein des créatures : les uns n’en prennent qu’une part minime, d’autres une part abondante.
Or, l’orientation vers ces réalités n’est pas inscrite dans la seule nature du serviteur ; dès qu’il est livré à cette nature, il se voit inévitablement empêché d’y accéder. Tel est l’irkâs (le refoulement) par lequel Allah a renvoyé les hypocrites à cause de leurs péchés : Il les a ramenés à leur disposition première, à ce que leurs âmes portent depuis leur création d’ignorance et d’injustice.
Quant au Seigneur – exalté soit-Il –, Il est sur une voie droite dans Son décret et Sa destinée, comme dans Ses interdictions et Ses ordres. Par Sa grâce et Sa miséricorde, Il guide vers Sa voie droite qui Il veut, plaçant la guidée là où le terrain s’y prête ; et, par Sa justice et Sa sagesse, Il détourne de Sa voie droite qui Il veut lorsque le réceptacle n’est pas apte à la recevoir. Telle est la conséquence nécessaire de la voie droite qui est Sienne.