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Rappelle-toi donc certains des châtiments qu’Allah, exalté soit-Il, a associés aux péchés, admets que quelques-uns peuvent t’atteindre, et fais de cette pensée un aiguillon qui pousse ton âme à les abandonner. Je vais t’en présenter un aperçu ; il suffira au raisonnable, pour peu qu’il y croie.
Parmi ces châtiments : le scellement des cœurs et des oreilles ; le voile jeté sur les regards ; les verrous posés sur le cœur ; les akinna (voiles épais) qui l’enveloppent ; le rayn (rouille spirituelle) et l’empreinte qui l’estampille ; le retournement des cœurs et des yeux ; l’interposition entre l’homme et son propre cœur ; la distraction du cœur loin du rappel du Seigneur ; le fait de faire oublier à l’homme sa propre personne ; l’abandon, de la part d’Allah, de la volonté de purifier ce cœur ; le resserrement et l’angoisse de la poitrine, comme si l’on montait vers le ciel ; la diversion des cœurs loin de la vérité ; l’aggravation de leur maladie sur une maladie déjà existante ; leur abaissement et leur renversement jusqu’à demeurer retournés.
À ce propos, l’imâm Aḥmad, d. 241 H, rapporte de Ḥudhayfa ibn al-Yamân — qu’Allah l’agrée — qu’il a dit : « Les cœurs sont de quatre sortes : un cœur poli dans lequel brille une lampe — c’est le cœur du croyant ; un cœur enveloppé — c’est le cœur du mécréant ; et un cœur renversé — c’est »