…et des sanctions relevant du décret divin. Celles-ci atteignent tantôt le cœur, tantôt le corps, tantôt l’un et l’autre. S’y ajoutent les sanctions qui frappent, après la mort, dans le monde intermédiaire (barzakh), ainsi que celles du Jour où les corps seront rassemblés.
Ainsi, aucun péché n’est jamais exempt de sanction ; seulement, par ignorance, le serviteur ne se rend pas compte du châtiment qui le touche : il tient de l’ivrogne, de l’anesthésié ou du dormeur qui ne sent pas la douleur ; lorsqu’il se réveille et retrouve ses esprits, la souffrance se fait alors sentir.
Le lien entre les sanctions et les péchés est aussi nécessaire que celui qui unit l’embrasement au feu, la fracture au choc, la noyade à l’eau, la corruption du corps au poison, ou la maladie aux causes qui la déclenchent.
Le préjudice peut accompagner la faute ou n’apparaître qu’ultérieurement — soit après un court délai, soit bien plus tard —, tout comme une maladie survient parfois aussitôt après sa cause ou ne se déclare qu’après un certain temps. Bien souvent, le serviteur se méprend : il commet une faute, n’en voit pas immédiatement la trace et ignore qu’elle agit en lui progressivement, pas à pas, exactement comme le font les poisons et les substances nocives.
S’il se hâte alors de recourir aux remèdes, à la purge et à une discipline salutaire, il peut encore échapper à la ruine ; sinon, il court à sa perte. Or, cela concerne un seul péché dont il n’a pas neutralisé l’effet ; que dire lorsqu’il ajoute péché sur péché, jour après jour, heure après heure ? Allah seul accorde Son secours.