…le Prophète ﷺ s’était réfugié.
L’objection fondée sur l’expression « ce jour-là » n’est donc pas recevable : ce que l’on implore est bien la sauvegarde, ce jour-là, des maux qu’occasionnent les mauvaises actions, lesquelles restent, en elles-mêmes, blâmables.
On a dit que la protection contre les méfaits se décline en deux formes : la première est la préservation de l’acte lui-même par le tawfîq (l’assistance divine), de sorte qu’il ne soit pas commis ; la seconde est la protection contre sa rétribution, par le pardon, de sorte qu’aucune sanction ne frappe son auteur. Le verset réunit ces deux demandes, et le complément circonstanciel ne limite que la proposition conditionnelle, non la formule suppliante.
Médite encore le contenu de ce propos rapporté au sujet des anges : ils y sont loués pour leur foi, leurs œuvres vertueuses et leur bienveillance envers les croyants, dont ils implorent le pardon. Avant même de formuler leur demande, ils se recommandent auprès d’Allah — exalté soit-Il — par l’immensité de Sa science et celle de Sa miséricorde.
L’étendue de Sa science englobe Sa connaissance de leurs péchés et de leurs causes, de leur incapacité à se préserver de la faute, de l’emprise de leur ennemi, de leur ego, de leurs passions et de leur nature, ainsi que de l’attrait que le monde d’ici-bas et ses parures exerce sur eux ; Sa connaissance d’eux lorsqu’Il les façonna de la terre, puis lorsqu’ils n’étaient encore qu’embryons dans le ventre de leurs mères ; Sa science antérieure du fait qu’ils ne manqueraient pas de Lui désobéir et qu’Il aime l’indulgence et le pardon ; et tout ce qui ressort de Son savoir illimité, qu’aucune créature, hormis Lui, ne saurait cerner.
Quant à l’immensité de Sa miséricorde, elle implique que nul, parmi ceux qui croient en Lui — les gens de l’unicité et de Son amour — ne saurait périr auprès de Lui, car Sa miséricorde est vaste ; ne s’en écarte que…
النبي ﷺ. ولا يرد على هذا قوله (يومئذ) فإنّ المطلوب وقاية شرور سيئات الأعمال ذلك اليوم، وهي سيئات في أنفسها.
قيل: وقاية السيئات نوعان: أحدهما: وقاية فعلها بالتوفيق فلا تصدر منه. والثاني: وقاية جزائها بالمغفرة فلا يعاقب عليها. فقد تضمنت (١) الآية سؤال الأمرين، والظرف تقييد للجملة الشرطية لا
للجملة الطلبية (٢).
وتأمّل ما تضمّنه هذا الخبر عن الملائكة من مدحهم بالإيمان والعمل الصالح والإحسان إلى المؤمنين بالاستغفار لهم. وقدَّموا بين يدي استغفارهم توسّلَهم إلى الله سبحانه بسعة علمه وسعة رحمته (٣).
فسعةُ علمه تتضمّن علمَه بذنوبهم وأسبابِها، وضعفِهم عن العصمة، واستيلاءِ عدوّهم وأنفسهم وهواهم وطباعهم، وما زين لهم من الدنيا وزينتها؛ وعلمَه بهم إذ أنشأهم من الأرض وإذ هم أجنّة في بطون أمهاتهم، وعلمَه السابق بأنّه (٤) لابدّ أن يعصوه، وأنَّه يحبّ العفو والمغفرة، وغير ذلك من سعة علمه الذي لا يحيط به أحد سواه.
وسعة رحمته تتضمن أنّه لا يهلك عليه أحد من المؤمنين به (٥) أهلِ توحيده ومحبته، فإنّه واسع الرحمة، لا يخرج عن دائرة رحمته إلا
(١) ز: "فتضمنت". س، ل: "تضمنت" دون "فقد".
(٢) ف: "يقيد الجملة الشرطية لا الجملة الطلبية".
(٣) وذلك قوله تعالى: ﴿الَّذِينَ يَحْمِلُونَ الْعَرْشَ وَمَنْ حَوْلَهُ يُسَبِّحُونَ بِحَمْدِ رَبِّهِمْ وَيُؤْمِنُونَ بِهِ وَيَسْتَغْفِرُونَ لِلَّذِينَ آمَنُوا رَبَّنَا وَسِعْتَ كُلَّ شَيْءٍ رَحْمَةً وَعِلْمًا﴾ [غافر: ٧].
(٤) ف: "بأنهم".
(٥) "به" لم يرد في ف.