les méfaits tirés de nos œuvres, ce qui relèverait d’une annexion de l’espèce à son genre et vaudrait pour l’idée de « parmi » ? D’aucuns ont avancé, au contraire, que l’expression signifie : « [cela nous préserve] des châtiments qu’elles entraînent et qui sont funestes », de sorte qu’il faut sous-entendre : « et des sanctions de nos œuvres qui nous causent du tort » (1).
Ce dernier avis paraît préférable, car la demande de protection englobe alors l’ensemble du mal : les vices de l’âme impliquent nécessairement les mauvaises œuvres, lesquelles appellent à leur tour de mauvaises sanctions. En mentionnant les vices de l’âme, le Prophète ﷺ met en garde contre la laideur des actes qu’ils engendrent et se contente de citer cette source première puisque c’en est la racine. Il évoque ensuite l’extrémité du mal, à savoir les conséquences néfastes qui atteignent le serviteur sous forme de peines et de souffrances résultant de ses propres actes. Ainsi, cette imploration réunit la racine du mal, ses ramifications, sa finalité et ce qu’elle appelle (2).
Parmi les invocations que les anges adressent en faveur des croyants figure cette parole : « Préserve-les des méfaits, et quiconque Tu préserves des méfaits, ce jour-là, Tu l’auras certes enveloppé de Ta miséricorde » (Ghafir : 9). Cette supplication renferme la demande qu’ils soient protégés des mauvaises œuvres et des sanctions qui affligent leur auteur ; en effet, lorsque Dieu — exalté soit-Il — met le serviteur à l’abri de la mauvaise action, Il le protège simultanément de sa rétribution funeste, même si l’expression : « et quiconque Tu préserves des méfaits, ce jour-là, Tu l’auras certes enveloppé de Ta miséricorde » (4) vise plus explicitement les châtiments encourus pour les actes dont la sauvegarde est sollicitée ce jour-là.
On pourrait toutefois objecter : les anges ont déjà demandé qu’Il les épargne du supplice de la Géhenne — or cela correspond précisément à la protection contre les peines néfastes ; il s’ensuit donc que les « méfaits » dont ils implorent la préservation désignent les mauvaises actions elles-mêmes, et la requête des anges rejoindrait ainsi celle contre laquelle…
السيّئ من أعمالنا، فيكون من باب إضافة النوع إلى جنسه ويكون بمعنى "من"؟ وقيل: معناه: من عقوباتها التي تسوء، فيكون التقدير: ومن عقوبات أعمالنا التي تسوؤنا (١).
ويرجِّح هذا القول أنّ الاستعاذة تكون قد تضمّنت جميع الشرّ، فإنّ شرور الأنفس تستلزم الأعمال السيئة، وهي تستلزم العقوبات السيئة فنبّه بشرور الأنفس على ما تقتضيه من قبح الأعمال، واكتفى بذكرها منه إذ هي أصله. ثم ذكر غاية الشرّ ومنتهاه، وهو السيئات التي تسوء العبد من عمله من العقوبات والآلام. فتضمنت هذه الاستعاذة أصلَ الشرِّ، وفروعَه، وغايتَه، ومقتضاه (٢).
ومن دعاء الملائكة للمؤمنين قولهم: ﴿وَقِهِمُ السَّيِّئَاتِ وَمَنْ تَقِ السَّيِّئَاتِ يَوْمَئِذٍ فَقَدْ رَحِمْتَهُ﴾ [غافر: ٩]. فهذا يتضمن طلبَ وقايتهم (٣) من سيئات الأعمال وعقوباتها التي تسوء صاحبها، فإنّه سبحانه متى وقاهم العملَ السيّئَ وقاهم جزاءه السيّئ، وإن كان قوله (٤): ﴿وَمَنْ تَقِ السَّيِّئَاتِ يَوْمَئِذٍ فَقَدْ رَحِمْتَهُ﴾ أظهرَ في عقوبات الأعمال المطلوبِ وقايتُها يومئذ.
فإن قيل: فقد سألوه سبحانه أن يقيَهم عذاب الجحيم، وهذا هو وقاية العقوبات السيئة، فدلّ على أنّ المراد بالسيئات التي سألوا وقايتها: الأعمال السيئة، ويكون الذي سأله الملائكة نظيرَ ما استعاذ منه
(١) ز: "تسوء".
(٢) وانظر بدائع الفوائد (٧١٦)، وطريق الهجرتين (٢٠٠)، وإغاثة اللهفان (١٥١).
(٣) ز: "يتضمن وقايتهم".
(٤) ف: "وإن قوله".