Ad-Dâʾ wa-ad-DawâʾIbn al-Qayyim

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Les punitions qui frappent les corps se divisent, elles aussi, en deux catégories : l’une sévit dans ce monde, l’autre dans l’Au-delà.

Leur intensité et leur durée varient en fonction de la gravité des préjudices pour lesquels elles ont été instituées, qu’ils soient considérables ou moindres.

En réalité, il n’existe, ni ici-bas ni dans l’autre monde (1), aucun mal en dehors des péchés et des châtiments qui leur sont attachés ; le terme « mal » (2) recouvre donc l’ensemble de ces deux réalités. Sa racine se trouve dans le mal de l’âme et dans les mauvaises œuvres, ces deux sources contre lesquelles le Prophète ﷺ demandait protection au cours de son prône, lorsqu’il disait : « Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal de nos âmes et contre les méfaits de nos actions » (3).

Or, les méfaits de nos actions procèdent du mal de l’âme ; ainsi, tout mal se ramène au mal de l’âme, les mauvaises œuvres n’étant que ses ramifications et ses fruits.

Les exégètes ont divergé sur le sens de l’expression « et contre les méfaits de nos actions » : signifie-t-elle…

(1) L’expression « et de l’au-delà » est omise dans le manuscrit S. (2) Dans le manuscrit Z : « et le mal ». (3) Rapporté par al-Tirmidhi (1105), Ahmad (1/393, n° 3721 ; 1/432, n° 4116), Ibn Maja (1892), al-Nasa’i (1164), Abu Dawud (2118), Abu al-Shaykh dans Dhikr riwayat al-aqran (p. 51-52), ainsi que par d’autres, selon une chaîne passant par al-A’mash, Yunus ibn Abi Ishaq, Shu‘ba et Isra’il — tous le rapportant d’Abu Ishaq, d’après Abu al-Ahwas, d’après ‘Abd Allah ibn Mas‘ud — comme parole remontant au Prophète ﷺ, dans le khutbat al-haja (sermon de la demande). Il est également rapporté par Shu‘ba, al-Thawri et d’autres, d’après Abu Ishaq, d’après Abu ‘Ubayda, d’après son père, ‘Abd Allah ibn Mas‘ud. Ahmad (n° 3720 et 4115), entre autres, l’a également rapporté. Après avoir mentionné ces deux chaînes, al-Tirmidhi a déclaré : « Les deux hadiths sont authentiques, car Isra’il les a réunis en rapportant : “D’après Abu Ishaq, d’après Abu al-Ahwas et Abu ‘Ubayda, d’après ‘Abd Allah ibn Mas‘ud, d’après le Prophète ﷺ.” » Ce hadith est également établi selon Ibn ‘Abbas, dans le récit de Dimad et de son peuple. Il a été rapporté par al-Tabarani (8/354, n° 8148), tandis que sa version fondamentale se trouve chez Muslim (868).
فصل والتي على الأبدان أيضًا نوعان: نوعٌ في الدنيا. ونوع في الأخرى. وشدّتها ودوامها بحسب مفاسد ما رُتبت عليه في الشدة والخفّة. فليس في الدنيا والآخرة (١) شرّ أصلًا إلا الذنوب وعقوباتها، فالشر (٢) اسم لذلك كله. وأصله من شرّ النفس وسيئات الأعمال، وهما الأصلان اللذان كان النبي ﷺ يستعيذ منهما في خطبته بقوله: "ونعوذ بالله من شرور أنفسنا ومن سيئات أعمالنا" (٣). وسيئات الأعمال من شرور النفس، فعاد الشرّ كلّه إلى شرّ النفس، فإنّ سيئات الأعمال من فروعه وثمراته. وقد اختلف في معنى قوله: "ومن سيئات أعمالنا"، هل معناه:
(١) "والآخرة" ساقط من س. (٢) ز: "والشر". (٣) أخرجه الترمذي (١١٠٥) وأحمد ١/ ٣٩٣ (٣٧٢١)، ١/ ٤٣٢ (٤١١٦) وابن ماجه (١٨٩٢) والنسائي (١١٦٤) وأبو داود (٢١١٨) وأبو الشيخ في ذكر رواية الأقران (٥١، ٥٢) وغيرهم، من طريق الأعمش ويونس بن أبي إسحاق وشعبة وإسرائيل كلهم عن أبي إسحاق عن أبي الأحوص عن عبد الله بن مسعود مرفوعًا في خطبة الحاجة. ورواه شعبة والثوري وغيرهما عن أبي إسحاق عن أبي عبيدة عن أبيه عبد الله بن مسعود. أخرجه أحمد (٣٧٢٠، ٤١١٥) وغيره. قال الترمذي بعد ذكر الطريقين: "وكلا الحديثين صحيح؛ لأن إسرائيل جمعهما فقال: عن أبي إسحاق عن أبي الأحوص وأبي عبيدة عن عبد الله بن مسعود عن النبي ﷺ. وثبت هذا أيضًا من حديث ابن عباس في قصة قوم ضماد. أخرجه الطبراني ٨/ ٣٥٤ (٨١٤٨). وأصله عند مسلم (٨٦٨).

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