Tu as fortifié ton corps par la diète, par crainte d’une douleur soudaine ;
il eût été plus digne de toi de te prémunir des péchés, par peur du Feu.¹
Ainsi, celui qui conserve sa vigueur en se conformant aux ordres, pratique l’abstinence en évitant les interdits et opère la purge par un repentir sincère, ne laisse aucune quête de bien inassouvie ni aucune échappatoire au mal inexplorée. Et c’est Allah que nous implorons pour l’aide.
Section
Si ces châtiments ne t’ont pas épouvanté² et si tu n’en ressens³ aucun effet dans ton cœur, fais donc intervenir⁴ les sanctions légales qu’Allah et Son Messager ont prescrites pour les crimes : la main est tranchée pour le vol de trois dirhams ; la main et le pied sont amputés pour le brigandage commis contre la personne ou les biens inviolables. La peau est lacérée de coups de fouet pour une seule parole de calomnie visant un musulman chaste, ou pour la moindre goutte de vin introduite dans son corps. La lapidation, mise à mort des plus infamantes, est appliquée lorsque le gland a pénétré un sexe illicite, tandis que cette peine est allégée pour celui qui ne bénéficie pas pleinement de la grâce du mariage : cent coups de fouet et une année d’exil loin de sa patrie, vers une terre étrangère. On sépare la tête de l’esclave de son corps lorsqu’il a un rapport avec une parente dont l’accès lui est interdit⁵, lorsqu’il délaisse la prière obligatoire ou profère une parole de mécréance. Et il a été ordonné de mettre à mort celui qui s’accouple avec un autre mâle semblable à lui.