…par Son obéissance.
Allah – exalté soit-Il – a assigné à toute chose une cause et une atteinte : une cause qui la fait venir et une atteinte qui l’anéantit. Il a donc fait de l’obéissance les causes qui attirent Ses bienfaits, et de la désobéissance les fléaux qui les empêchent (1). Lorsqu’Il veut maintenir Sa faveur sur un serviteur, Il lui inspire de la préserver par l’obéissance qui lui correspond ; et lorsqu’Il veut la lui retirer, Il l’abandonne jusqu’à ce qu’il use de ce bienfait pour Lui désobéir.
Il est pourtant étonnant que le serviteur sache tout cela : il le constate chez lui-même et chez les autres, il entend les récits de ceux à qui Allah a retiré Ses grâces pour leurs péchés, mais il persiste dans la désobéissance, comme s’il était exempté de cette règle, mis hors de cette loi universelle, comme si cela atteignait les gens mais pas lui (2), touchait les créatures mais jamais sa propre personne !
Quelle ignorance pourrait être plus grave que celle-ci ? Quelle injustice envers soi-même la surpasserait ? Le jugement appartient à Allah, le Très-Haut, le Très-Grand.
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Parmi les châtiments qu’entraîne la désobéissance, il y a qu’elle éloigne du serviteur son allié, la créature la plus bénéfique et la plus loyale envers lui, celle dont la proximité constitue son bonheur : l’ange préposé à sa garde. Et elle fait se rapprocher de lui son ennemi, le plus fourbe des êtres et le plus nuisible pour lui : Satan. En effet, lorsque le serviteur désobéit à Allah, l’ange s’écarte de lui à la mesure même de cette désobéissance ; il s’éloigne ainsi d’une grande distance pour un seul mensonge.