Comment celui dont Allah, exalté soit-Il, a voilé le cœur à Son rappel, qui s’est livré à ses passions et a laissé ses affaires s’éparpiller, pourrait-il être guidé vers une belle fin ? Qu’un cœur éloigné d’Allah, distrait de Lui, asservi à ses caprices et prisonnier de ses convoitises ; qu’une langue desséchée de Son évocation ; que des membres désœuvrés dans l’obéissance mais affairés dans la désobéissance, soient gratifiés d’une issue heureuse : voilà qui est hautement improbable.
La crainte de la fin a brisé l’échine des pieux, tandis que les injustes se comportent comme s’ils avaient reçu un acte de garantie ! « Ou bien détenez-vous auprès de Nous un engagement inébranlable, valable jusqu’au Jour de la Résurrection, vous assurant ce que vous décrétez ? » (Coran 68 : 39).
Ô toi qui te crois en sécurité tout en commettant des actes répréhensibles,
As-tu donc reçu un écrit de sûreté que tu détiendrais ?
Tu as réuni deux fléaux : la quiétude factice et la poursuite des désirs ;
Or l’un d’eux suffit déjà à perdre un homme.
Les bienfaisants ont cheminé sur la route des appréhensions ;
C’est un sentier que, toi, tu ne parcours pas.
Par légèreté, tu as négligé les semailles au temps où l’on sème ;
Comment, lorsque les gens moissonneront, pourras-tu rattraper la récolte ?
Et le plus étonnant chez toi est encore ton indifférence pour la demeure éternelle,
Au profit d’une vie passagère que, bientôt, tu devras quitter.