Un négociant m’a aussi rapporté qu’un de ses parents se trouvait à l’agonie en sa présence ; tandis qu’on le lui soufflait : « Il n’y a de divinité digne d’adoration si ce n’est Allah », il répétait sans cesse : « Cette pièce est à bas prix… Celle-ci, c’est une bonne affaire… Celle-là vaut tant… », jusqu’à ce qu’il rende l’âme.
Gloire à Allah ! Que d’enseignements les gens ont tiré de scènes semblables, alors que ce qui leur demeure caché des états des mourants est plus grand encore !
Si, lorsque l’homme jouit de toute sa lucidité, de sa vigueur et de l’intégralité de ses facultés, Satan parvient déjà à le dominer, l’enrôle dans les désobéissances qu’il convoite, distrait son cœur d’Allah, réduit son langage au silence lorsqu’il s’agit de Son rappel et paralyse ses membres quand il s’agit de Lui obéir, que doit-on attendre de lui lorsque ses forces déclinent, que son cœur et son âme sont accaparés par les affres de l’agonie,
et que Satan concentre contre lui toute sa puissance et son ardeur, mobilisant tout ce qu’il peut pour saisir cette dernière chance ? Car c’est la fin de la course : à cette heure, Satan est au summum de sa force, et l’homme au comble de la faiblesse. Qui donc, penses-tu, peut en réchapper ?
C’est alors qu’« Allah affermit, par la parole inébranlable, ceux qui ont cru, dans la vie présente comme dans l’Au-delà ; quant aux injustes, Allah les égare, et Allah fait ce qu’Il veut. » (Ibrâhîm, 27)