À un autre, on répéta : « Dis : Il n’y a de divinité digne d’adoration si ce n’est Allah ! » ; mais il se mit à divaguer en chantonnant, répétant sans cesse : « tânanâ, tantanâ », jusqu’à ce qu’il rende l’âme.
La même exhortation fut adressée à un autre ; il répondit : « À quoi bon tes paroles ? Je n’ai laissé aucun péché sans l’avoir commis. » Puis il mourut sans prononcer l’attestation.
On la renouvela pour un troisième, qui dit : « De quel secours cela me serait-il ? Je ne me souviens pas d’avoir jamais accompli, pour Allah, ne fût-ce qu’une seule prière. » Il expira sans la dire.
À un autre encore, on répéta l’invitation ; il déclara : « Ce que tu dis relève de la mécréance ! » et il rendit l’âme.
On renouvela l’exhortation à un cinquième ; il avoua : « Chaque fois que je veux la prononcer, ma langue se fige et m’en empêche. »
Un témoin m’a rapporté qu’il assista à l’agonie d’un mendiant : celui-ci répétait sans relâche : « Pour Allah, un fals, pour Allah, un fals », jusqu’à ce qu’il expire.