À un autre, on répéta : « Dis : Il n’y a de divinité digne d’adoration si ce n’est Allah ! » ; mais il se mit à divaguer en chantonnant, répétant sans cesse : « tânanâ, tantanâ », jusqu’à ce qu’il rende l’âme.
La même exhortation fut adressée à un autre ; il répondit : « À quoi bon tes paroles ? Je n’ai laissé aucun péché sans l’avoir commis. » Puis il mourut sans prononcer l’attestation.
On la renouvela pour un troisième, qui dit : « De quel secours cela me serait-il ? Je ne me souviens pas d’avoir jamais accompli, pour Allah, ne fût-ce qu’une seule prière. » Il expira sans la dire.
À un autre encore, on répéta l’invitation ; il déclara : « Ce que tu dis relève de la mécréance ! » et il rendit l’âme.
On renouvela l’exhortation à un cinquième ; il avoua : « Chaque fois que je veux la prononcer, ma langue se fige et m’en empêche. »
Un témoin m’a rapporté qu’il assista à l’agonie d’un mendiant : celui-ci répétait sans relâche : « Pour Allah, un fals, pour Allah, un fals », jusqu’à ce qu’il expire.
وقيل لآخر: قل: لا إله إلا الله، فجعل يهذي بالغناء ويقول: تاننا (١) تنتنا، حتى قَضى (٢).
وقيل لآخر ذلك فقال: وما ينفعني ما تقول، ولم أدَعْ معصية إلا ركبتُها، ثم قضى، ولم يقلها.
وقيل لآخر ذلك، فقال: وما يغني عنّي، وما أعرف (٣) أنّي صلّيتُ لله صلاةً، ولم يقلها (٤).
وقيل لآخر ذلك، فقال: هو كافر بما يقول، وقضى (٥).
وقيل لآخر ذلك، فقال: كلّما أردتُ أن أقولها فلساني (٦) يُمسِك عنها.
وأخبرني من حضر بعض الشحّاذين (٧) عند موته، فجعل يقول: لله فلس (٨)، لله فلس، حتّى قضى.
= (٢/ ٥٠٢)، ومعجم البلدان. وسيأتي البيت مع قصة في ص (٣٨٩).
(١) ز: "تاتنا".
(٢) "حتى قضى" ساقط من ف.
(٣) س: "عني ما أعلم".
(٤) زاد في ز: "وقضى".
(٥) ز: "ولم يقلها وقضى". وهذه الفقرة ساقطة من ل.
(٦) س: "لساني". وفي غيرها: "ولساني"، ولعل الصواب ما أثبت، وكثيرًا ما تلتبس الواو بالفاء في خط المصنف.
(٧) س: "الشحاثين". والشحاث". لغة في الشحاذ. انظر الأساس (شحث).
(٨) س: "ولس"! وجاءت الجملة: "لله فلس" في ف مرة واحدة.