Ad-Dâʾ wa-ad-DawâʾIbn al-Qayyim

À un autre, on répéta : « Dis : Il n’y a de divinité digne d’adoration si ce n’est Allah ! » ; mais il se mit à divaguer en chantonnant, répétant sans cesse : « tânanâ, tantanâ », jusqu’à ce qu’il rende l’âme.

La même exhortation fut adressée à un autre ; il répondit : « À quoi bon tes paroles ? Je n’ai laissé aucun péché sans l’avoir commis. » Puis il mourut sans prononcer l’attestation.

On la renouvela pour un troisième, qui dit : « De quel secours cela me serait-il ? Je ne me souviens pas d’avoir jamais accompli, pour Allah, ne fût-ce qu’une seule prière. » Il expira sans la dire.

À un autre encore, on répéta l’invitation ; il déclara : « Ce que tu dis relève de la mécréance ! » et il rendit l’âme.

On renouvela l’exhortation à un cinquième ; il avoua : « Chaque fois que je veux la prononcer, ma langue se fige et m’en empêche. »

Un témoin m’a rapporté qu’il assista à l’agonie d’un mendiant : celui-ci répétait sans relâche : « Pour Allah, un fals, pour Allah, un fals », jusqu’à ce qu’il expire.

= (vol. II, p. 502), ainsi que dans le *Mu‘jam al-buldan* (Dictionnaire des pays). Le vers et son récit seront également cités p. 389. (1) Dans le manuscrit Z : « tatna ». (2) La formule « puis il mourut » est omise dans le manuscrit F. (3) Dans le manuscrit S : « ce que je sais de moi ». (4) Le manuscrit Z ajoute : « et il mourut ». (5) Dans le manuscrit Z : « mais il ne la prononça pas, puis il mourut ». Ce passage est omis dans le manuscrit L. (6) Dans le manuscrit S : « ma langue ». Dans les autres manuscrits : « et ma langue ». La leçon retenue ici semble être la bonne ; il arrive fréquemment que le waw et le fa soient confondus dans l’écriture de l’auteur. (7) Dans le manuscrit S : « al-shahathin ». *Al-shahath* est une variante dialectale de *al-shadhadh* (mendiant). Voir *Al-Asas*, entrée « shathath ». (8) Dans le manuscrit S : « wa-las ! ». La phrase « li-llahi fals » apparaît une seule fois dans le manuscrit F.
وقيل لآخر: قل: لا إله إلا الله، فجعل يهذي بالغناء ويقول: تاننا (١) تنتنا، حتى قَضى (٢). وقيل لآخر ذلك فقال: وما ينفعني ما تقول، ولم أدَعْ معصية إلا ركبتُها، ثم قضى، ولم يقلها. وقيل لآخر ذلك، فقال: وما يغني عنّي، وما أعرف (٣) أنّي صلّيتُ لله صلاةً، ولم يقلها (٤). وقيل لآخر ذلك، فقال: هو كافر بما يقول، وقضى (٥). وقيل لآخر ذلك، فقال: كلّما أردتُ أن أقولها فلساني (٦) يُمسِك عنها. وأخبرني من حضر بعض الشحّاذين (٧) عند موته، فجعل يقول: لله فلس (٨)، لله فلس، حتّى قضى.
= (٢/ ٥٠٢)، ومعجم البلدان. وسيأتي البيت مع قصة في ص (٣٨٩). (١) ز: "تاتنا". (٢) "حتى قضى" ساقط من ف. (٣) س: "عني ما أعلم". (٤) زاد في ز: "وقضى". (٥) ز: "ولم يقلها وقضى". وهذه الفقرة ساقطة من ل. (٦) س: "لساني". وفي غيرها: "ولساني"، ولعل الصواب ما أثبت، وكثيرًا ما تلتبس الواو بالفاء في خط المصنف. (٧) س: "الشحاثين". والشحاث". لغة في الشحاذ. انظر الأساس (شحث). (٨) س: "ولس"! وجاءت الجملة: "لله فلس" في ف مرة واحدة.

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