Cela (1) s’explique par le fait que l’obéissance est la forteresse du Seigneur : quiconque s’y réfugie se trouve en sécurité. Mais, lorsqu’il abandonne ce bastion, les bandits de grand chemin et d’autres encore s’enhardissent contre lui ; et l’audace de ces fléaux et de ces âmes à son encontre est proportionnelle à l’audace dont il fait preuve en désobéissant à Allah.
Il ne dispose alors (2) d’aucun rempart pour les repousser, car le rappel d’Allah, l’obéissance envers Lui, l’aumône, l’instruction de l’ignorant, l’ordre du bien et l’interdiction du blâmable sont autant de protections qui écartent le mal du serviteur, à l’image de la vigueur intérieure qui repousse et combat la maladie. Quand cette force s’effondre, le mal l’emporte et la perdition (3) s’ensuit.
Le serviteur a donc absolument besoin d’un moyen de défense : les effets respectifs des mauvaises et des bonnes actions se neutralisent (4) et l’emporte celui qui prédomine, comme nous l’avons déjà indiqué. Plus le côté des bonnes œuvres se renforce, plus la riposte est puissante, car Allah défend (5) ceux qui croient ; et la foi est à la fois parole et acte. La protection est donc proportionnelle à la vigueur de la foi. Et c’est d’Allah que l’on sollicite le secours.
Section
Parmi leurs châtiments, il y a que ces péchés trahissent le serviteur au moment même où il a le plus besoin de ses propres ressources. En vérité, chacun a besoin (6) de connaître (7) ce qui lui est utile et ce qui lui est nuisible dans sa vie d’ici-bas comme dans l’au-delà ; le plus savant des hommes est celui (8) qui possède cette connaissance de la façon la plus détaillée, et le plus fort, le plus avisé est celui qui parvient à…
وذلك لأنّ (١) الطاعة حصنُ الربّ (تعالى) الذي من دخله كان من الآمنين، فإذا فارق الحصين اجترأ عليه قُطّاعُ الطريق وغيرهم، وعلى حسب اجترائه على معاصي الله يكون اجتراءُ هذه الآفات والنفوس عليه.
وليس له (٢) شيء يردّ عنه، فإنّ ذكر الله، وطاعتَه، والصدقةَ، وإرشادَ الجاهل، والأمرَ بالمعروف والنهيَ عن المنكر= وقايةٌ تردّ عن العبد، بمنزلة القوة التي تردّ المرض وتقاومه، فإذا سقطت القوة غلب واردُ المرض، فكان (٣) الهلاك.
فلابدّ للعبد من شيء يردّ عنه، فإنّ موجب السيئات والحسنات يتدافع (٤)، ويكون الحكم للغالب كما تقدّم. وكلّما قوي جانبُ الحسنات كان الردّ أقوى، فإنّ الله يدافع (٥) عن الذين آمنوا، والإيمان قول وعمل، فبحسب قوة الإيمان يكون الدفعُ. والله المستعان.
فصل
ومن عقوباتها: أنّها تخون العبدَ أحوجَ ما يكون إلى نفسه. فإن كلّ أحد محتاج (٦) إلى معرفة (٧) ما ينفعه وما يضرّه في معاشه ومعاده، وأعلمُ الناس أعرَفهم (٨) بذلك على التفصيل، وأقواهم وأكْيَسُهم من قوي على
(١) ف: "وذلك كما أن".
(٢) لم يرد "له" في س.
(٣) س: "وكان".
(٤) ز: "تتدافع".
(٥) ف: "يدفع".
(٦) ف: "يحتاج".
(٧) س: "معرفته".
(٨) ل: "وأعرفهم".