il l’a qualifiée de bénie dans six versets de Son Livre (8) ; il n’existe donc de Source de bénédiction (1) que Lui seul, et rien n’est béni sinon ce qui se rattache à Lui, c’est-à-dire à Son amour, à Sa divinité et à Son agrément. Quant au reste, l’univers tout entier ne relève que de Sa seigneurie et de Son acte créateur. Tout ce qu’Il a tenu éloigné de Lui, qu’il s’agisse de choses, de propos ou d’actions, est privé de bénédiction et de bien-fait ; tandis que tout ce qui s’en rapproche (2) reçoit une part de bénédiction proportionnelle à cette proximité.
L’opposé de la bénédiction est la malédiction. Une terre qu’Allah a maudite, une personne qu’Il a maudite (3) ou une action qu’Il a maudite constitue ce qu’il y a de plus éloigné du bien et de la bénédiction. Tout ce qui s’y associe, s’y attache ou y conduit est, de ce fait, totalement dépourvu de bénédiction. Il a en effet maudit Son ennemi Iblîs et l’a placé le plus loin possible de Lui ; dès lors, tout ce qui provient de son camp hérite de la malédiction divine à la mesure de sa proximité et de son lien avec lui.
C’est pour cette raison que les désobéissances exercent l’effet le plus destructeur sur la bénédiction attachée à la durée de la vie, à la subsistance (4), à la science et à l’action. Tout instant (5) durant lequel tu as désobéi à Allah, toute richesse par laquelle on a désobéi à Allah, tout corps, prestige, savoir ou acte employés dans la désobéissance pèsent contre leur détenteur et non en sa faveur. En vérité, de son âge, de son argent, de sa force, de sa renommée, de son savoir et de son œuvre, il ne possède réellement que ce par quoi il a obéi à Allah.
Aussi voit-on des gens demeurer dans cette vie terrestre une centaine d’années ou presque, alors que leur véritable durée de vie ne dépasse pas dix ans environ ; de même qu’il s’en trouve qui possèdent des qintârs…