comme lorsqu’Il dit : « Craignez-Moi, ô gens doués d’intelligence » (2 : 197), ou : « Craignez Allah, ô gens doués d’intelligence qui croyez ! Allah a fait descendre vers vous un Rappel » (65 : 10), ou encore : « Seuls se souviennent les gens doués d’intelligence » (2 : 269). Les passages semblables sont innombrables. Comment pourrait être vraiment sensé, riche d’entendement, celui qui désobéit à Celui qui le tient dans Sa main et l’abrite dans Sa demeure, alors qu’il sait qu’Allah le voit et l’observe ? Il Le brave sans jamais se dérober à Son regard, se sert de Ses bienfaits pour commettre ce qu’Il réprouve et, à chaque instant, appelle sur lui Sa colère, Sa malédiction, Son éloignement, Son expulsion de Sa proximité, Son indifférence, Son abandon, le fait qu’Il le laisse seul face à lui-même et à son ennemi, la chute de sa valeur à Ses yeux, la privation de la douceur de Sa satisfaction et de Son amour, de la consolation qu’apporte Sa proximité, de l’honneur de demeurer auprès de Lui, de la vision de Son visage parmi le cercle de Ses alliés – et cela à des degrés multiples pour l’honneur réservé aux obéissants comme pour le châtiment infligé aux désobéissants. Quel esprit peut bien posséder celui qui préfère le plaisir d’une heure, d’un jour, voire d’une vie entière – plaisir qui s’évanouit ensuite comme un songe jamais advenu – à cette félicité permanente et à ce succès immense, qui constituent la vraie béatitude d’ici-bas et de l’au-delà ? N’était la raison sur laquelle se fonde la preuve dressée contre lui, il tiendrait lieu de fou ; en vérité, certains aliénés pourraient même se trouver en meilleur état que lui et connaître une issue plus sûre. Tel est le premier aspect. Quant à l’effet du péché sur la diminution de l’intelligence appliquée aux affaires de la vie, si nous ne partagions pas tous, à des degrés divers, ce même déficit, l’obéissant verrait aussitôt combien l’intelligence du pécheur est amoindrie. Mais le fléau est général, et la folie prend bien des formes !
كقوله: ﴿وَاتَّقُونِ يَا أُولِي الْأَلْبَابِ (١٩٧)﴾ [البقرة: ١٩٧]، وقوله: ﴿فَاتَّقُوا اللَّهَ يَا أُولِي الْأَلْبَابِ الَّذِينَ آمَنُوا قَدْ أَنْزَلَ اللَّهُ إِلَيْكُمْ ذِكْرًا (١٠)﴾ [الطلاق: ١٠]، وقوله: ﴿وَمَا يَذَّكَّرُ إِلَّا أُولُو الْأَلْبَابِ (٢٦٩)﴾ [البقرة: ٢٦٩]. ونظائر ذلك (١) كثيرة. وكيف يكون عاقلًا وافرَ العقل من يعصي من هو في قبضته وفي داره، وهو يعلم أنّه يراه ويشاهده، فيعصيه، وهو بعينه غيرُ متوارٍ عنه، ويستعين بنعمه على مساخطه، ويستدعي كلَّ وقت غضبَه عليه، ولعنتَه له، وإبعادَه من قربه، وطردَه عن بابه، وإعراضَه عنه، وخِذلانَه له، والتخليةَ بينه وبيّن نفسه وعدوّه، وسقوطَه من عينه، وحرمانه روحَ رضاه وحبّه، وقرةَ العين بقربه، والفوزَ بجواره، والنظرَ إلى وجهه في زمرة أوليائه، إلى أضعاف أضعاف ذلك من كرامة (٢) أهل الطاعة، وأضعاف أضعاف ذلك من عقوبة أهل المعصية؟ فأيّ عقل لمن آثر لذةَ ساعةٍ أو يوم أو دهرٍ، ثم تنقضي كأنّها حُلْم لم يكن، على هذا النعيم المقيم والفوز العظيم، بل هو سعادة الدنيا والآخرة؟ ولولا العقل الذي تقوم به عليه الحجّة لكان بمنزلة المجانين، بل قد يكون (٣) المجانين أحسن حالًا منه وأسلم عاقبةً. فهذا من هذا الوجه. وأما تأثيرها في نقصان العقل المعيشي، فلولا الاشتراك في هذا النقصان لَظهَر لمطيعنا نقصانُ عقلِ عاصينا، ولكن الجائحة عامّة، والجنون فنون!
(١) ف: "نظائره". (٢) ف: "إكرامه". (٣) "قد" ساقطة من س.