et elle le couvre des appellations de dépravé, désobéissant, rebelle, malfaisant, corrupteur, vil, réprouvé, fornicateur, voleur, meurtrier, menteur, traître, sodomite, perfide, rompu aux liens de parenté, et autres du même ordre.
Tels sont les qualificatifs de la perversité – « Quel détestable nom que la dépravation après la foi ! » (S. al-Hujurât, 11) – qui attirent la colère du Juge suprême, l’accès aux flammes et une existence d’opprobre et d’humiliation. Quant aux noms précédents, ils valent agrément du Tout-Miséricordieux, entrée dans les Jardins et noblesse pour celui qui les porte par rapport au reste des humains.
S’il n’y avait, dans la sanction du péché, que le fait de mériter ces noms et leurs conséquences, la seule raison suffirait à en détourner. Et s’il n’y avait, dans la récompense de l’obéissance, que l’obtention de ces noms et de leurs effets, la raison seule commanderait de s’y attacher. Cependant, nul ne peut contrarier ce qu’Allah accorde, nul ne peut donner ce qu’Il retient, nul ne rapproche celui qu’Il éloigne ni n’éloigne celui qu’Il rapproche : « Celui qu’Allah avilit, nul ne peut l’honorer ; Allah fait ce qu’Il veut » (S. al-Hajj, 18).
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Parmi les châtiments qu’entraîne la désobéissance, il y a encore qu’elle agit, par une propriété qui lui est propre, en diminuant l’intellect. Jamais tu ne trouveras deux personnes douées de raison – l’une obéissante à Allah et l’autre pécheresse – sans que l’intelligence du premier soit plus riche et complète, sa réflexion plus saine, son jugement plus solide et la justesse son inséparable compagne. C’est pourquoi tu verras que le Coran ne s’adresse qu’aux gens doués d’intelligence et de discernement,