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Parmi les châtiments qu’entraîne la désobéissance, il y a ceci : elle rapetisse l’âme, la réprime, la dissimule (tadsiyya : dissimulation), l’avilit, au point de la réduire au plus petit et au plus méprisable des états, tandis qu’à l’inverse l’obéissance la fait croître, la purifie et l’agrandit.
Allah – exalté soit-Il – dit : « A certes réussi celui qui l’a purifiée, et a certes perdu celui qui l’a corrompue. » (sourate ach-Chams, v. 9-10). Autrement dit : a triomphé celui qui, par l’obéissance à Allah, l’a élevée, magnifiée et rendue manifeste ; et a perdu celui qui, par la désobéissance à Allah, l’a enfouie, abaissée et rapetissée.
Le sens premier de tadsiyya est la dissimulation. C’est ainsi que le Très-Haut dit : « Ira-t-il donc l’enfouir dans la poussière ? » (sourate an-Naḥl, v. 59). De la même manière, le pécheur enfouit son âme dans la désobéissance, dissimule l’endroit où elle se tient et se cache des gens, tant ce qu’il commet est honteux ; il est déjà réprimé à ses propres yeux, réprimé auprès d’Allah et réprimé auprès des créatures.
L’obéissance et la bienfaisance, quant à elles, font grandir l’âme, l’anoblissent et l’élèvent, jusqu’à ce qu’elle devienne l’être le plus noble, le plus grand, le plus pur et le plus haut ; et pourtant, vis-à-vis d’Allah, elle demeure la plus humble, la plus docile et la plus menue. C’est précisément par cette humilité qu’elle obtient honneur, noblesse et épanouissement. Rien ne rapetisse les âmes autant que la désobéissance à Allah, et rien ne les grandit, ne les honore et ne les élève autant que l’obéissance à Allah.