– l’affection qu’Allah instille à leur égard (1), car Il les aime Lui-même et fait qu’ils soient aimés de Ses anges, de Ses prophètes et de Ses serviteurs vertueux ;
– leur sécurité face à la frayeur, le Jour où la peur sera à son comble : « Ceux qui auront cru et se seront amendés, ils n’auront rien à craindre et ils ne seront point affligés » (6 : 48) (2) ;
– ils font partie des bienheureux pour lesquels nous avons reçu l’ordre de demander, dix-sept fois par jour et par nuit, d’être guidés sur leur voie ;
– le Coran n’est, pour eux, qu’une direction et une guérison : « Dis : “Il est, pour ceux qui croient, un guide et une guérison ; quant à ceux qui ne croient pas, il y a dans leurs oreilles une surdité et il est, pour eux, une obscurité ; ceux-là sont appelés d’un lieu lointain.” » (41 : 44).
En somme, la foi est la cause qui attire tout bien : tout bien, en ce bas-monde comme dans l’Au-delà, trouve son origine dans la foi (3), tandis que tout mal, ici-bas comme dans l’Au-delà, provient de l’absence de foi. Comment, dès lors, le serviteur pourrait-il tenir pour insignifiant un acte qui le ferait sortir du cercle de la foi et l’en tiendrait écarté ? Certes, un tel acte ne le place pas aussitôt en dehors de la communauté des musulmans ; mais s’il persiste dans le péché et s’y obstine, on craint que la rouille n’envahisse son cœur et ne le fasse sortir totalement de l’islam. C’est pourquoi la crainte des Anciens était si vive ; l’un d’eux disait : « Vous craignez les péchés, quant à moi, je crains la mécréance ! » (4).