…à châtier et à frapper promptement, sans pour autant laisser la moindre place à l’excuse, ni accueillir l’argument de celui qui vient se justifier ; quand bien même, en réalité, l’autre disposerait d’une excuse, l’ardeur de sa jalousie ne lui permet pas de la recevoir.
À l’inverse, beaucoup de ceux qui acceptent volontiers les excuses ne le doivent qu’à la faiblesse de leur jalousie : ils élargissent alors indûment le champ des justifications, prennent pour excuse ce qui n’en est pas une, allant jusqu’à disculper nombre de personnes en invoquant le qadar (décret divin).
Ni l’un ni l’autre de ces deux comportements n’est, de façon absolue, digne d’éloge. Il a en effet été authentifié que le Prophète – paix et salut sur lui – a dit : « Il est, dans la jalousie, une part qu’Allah aime et une part qu’Il déteste ; la jalousie qu’Il déteste est celle qui se manifeste sans motif de soupçon. » Puis il rapporta le reste du ḥadith.
En vérité, ce qui mérite d’être loué, c’est que la jalousie soit associée…
(1) Dans F : « et il envisage les différents moyens de présenter des excuses ».
(2) Dans L : « Allah les déteste ».
(3) Dans S : « sans aucune suspicion ».
(4) Rapporté par Ahmad, 4/154 (no 17398), Abd al-Razzaq dans *al-Jami*, 10/409-410 (no 19522), al-Tabarani, 17/340 (no 939), Ibn Khuzayma (no 2478), ainsi que par d’autres, selon la chaîne de transmission de Ma mar, de Yahya ibn Abi Kathir, de Zayd ibn Sallam, d’Abd Allah ibn Zayd al-Azraq, d’Uqba ibn Amir, qui le rapporte.
Hisham al-Dastawa i le rapporte d’après Yahya, qui dit : « On m’a rapporté qu’Abu Salam a dit : “Abd Allah ibn Zayd m’a rapporté qu’Uqba ibn Amir a dit…” », puis il mentionne ce hadith. Rapporté par al-Tabarani, 17/341 (no 940).
Aban al-Attar, al-Awzai, Hajjaj al-Sawwaf et Harb ibn Shaddad le rapportent tous de Yahya ibn Abi Kathir, de Muhammad ibn Ibrahim al-Taymi, d’Ibn Jabir ibn Atik, de son père, qui le rapporte. Rapporté par Ahmad (nos 23747, 23748 et 23752), al-Tabarani, 2/189-190 (nos 1773-1777), Ibn Hibban (no 295), ainsi que par d’autres.
Chayban le rapporte également, mais les versions divergent à son sujet. Ubayd Allah ibn Musa le rapporte d’après Chayban selon la version du groupe. Rapporté par al-Tabarani, 2/190 (no 1777). Waki le rapporte quant à lui d’après Chayban, d’après Yahya, en l’attribuant à Abu Hurayra. Rapporté par Ibn Maja (no 1996).
La version rapportée par le groupe est la plus solide, bien qu’elle comporte Ibn Jabir ibn Atik, qui est soit =