Il est de même rapporté dans le Ṣaḥīḥ qu’il déclara, lors du sermon prononcé à l’occasion de l’éclipse : « Ô communauté de Muḥammad, nul n’est plus jaloux qu’Allah lorsqu’un serviteur commet la fornication ou lorsqu’une servante la commet. » (1)
Toujours dans le Ṣaḥīḥ, on lit encore qu’il a dit : « Nul n’est plus jaloux qu’Allah ; c’est pourquoi Il a interdit les turpitudes, qu’elles soient apparentes ou cachées. Nul n’aime davantage qu’Allah qu’on Lui présente des excuses ; c’est pourquoi Il a envoyé les messagers comme annonciateurs de la bonne nouvelle et avertisseurs. Nul n’aime plus qu’Allah la louange ; c’est pourquoi Il S’est fait l’éloge de Lui-même. » (3)
Ce ḥadith réunit donc la jalousie – dont la racine est l’aversion et la répulsion pour les actes blâmables – et l’amour de l’excuse, qui garantit la perfection de la justice, de la miséricorde et de la bienfaisance. En dépit de l’intensité de Sa jalousie, le Très-Haut aime que Son serviteur s’excuse auprès de Lui et Il accepte l’excuse de celui qui se tourne vers Lui. Il ne punit pas Ses serviteurs pour les actes qui provoquent Sa jalousie avant de leur avoir offert l’occasion de s’excuser ; c’est pour cela qu’Il a envoyé Ses messagers et révélé Ses Écritures, à titre d’excuse et d’avertissement.
Telle est l’ultime expression de la majesté et de la bienfaisance, le sommet même de la perfection. En effet, nombreux sont les hommes chez qui l’excès de jalousie les pousse, du fait de son intensité, à châtier et à frapper promptement…