De même, ces désobéissances procèdent elles aussi de ces crimes. Ainsi la sagesse d’Allah (1) et Son décret universel, du commencement à la fin, se répondent-ils : la lourde sanction est réservée à la lourde faute, et la plus légère à la faute légère. C’est ainsi qu’Il, exalté soit-Il, juge Ses créatures dans la demeure intermédiaire comme dans la demeure de la rétribution.
Considère encore la compagnie du diable (2), la place qu’il occupe et la demeure qui est la sienne : lorsqu’il accompagne un serviteur et prend l’ascendant sur lui, la bénédiction est retirée de sa durée de vie, de son œuvre, de ses paroles et de sa subsistance. Et parce que l’obéissance qu’on lui rend a produit sur la terre ses effets funestes, la bénédiction a disparu de tout lieu où son autorité se manifeste. De même, puisque sa demeure est la Fournaise, il n’y existe ni soulagement, ni miséricorde, ni bénédiction.
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Parmi les châtiments du péché figure encore qu’il éteint dans le cœur le feu de la jalousie protectrice (ghayrah), laquelle est à sa vie et à sa rectitude ce que la chaleur innée est à la vie de tout le corps. Cette jalousie est la chaleur et le feu qui expulsent l’impureté et les traits blâmables qu’il renferme, tout comme le soufflet chasse les scories de l’or, de l’argent ou du fer. Les plus nobles des hommes et ceux dont l’aspiration est la plus élevée sont ceux qui manifestent la plus vive jalousie protectrice pour eux-mêmes, leurs proches et l’ensemble des gens (3).
C’est pourquoi le Prophète ﷺ était le plus jaloux de toute la création à l’égard de la communauté, tandis qu’Allah, exalté soit-Il, est plus jaloux encore que lui, comme il est rapporté dans le Ṣaḥīḥ : « Vous vous étonnez de la jalousie de Saʿd ? Je suis plus jaloux que lui, et Allah est plus jaloux que moi. » (4)