Mujâhid déclara : « Lorsque l’injuste accède au pouvoir, il s’emploie à l’injustice et à la corruption ; Allah retient alors la pluie, si bien que les récoltes et la progéniture périssent, et Allah n’aime pas la corruption. » Puis il récita : « La corruption est apparue sur la terre et sur la mer du fait de ce que les mains des hommes ont acquis… » (ar-Rûm, 41), avant d’ajouter : « Par Allah, il ne s’agit pas de cette mer que vous connaissez, mais de tout village situé au bord d’une eau courante : cela aussi est un bahr (mer). »
‘Ikramah dit : « “La corruption est apparue sur la terre et sur la mer” ; je ne parle pas ici de votre mer à vous, mais de toute localité riveraine d’un cours d’eau. »
Quant à Qatâdah, il expliqua : « “la terre” désigne les gens des tentes (les Bédouins) et “la mer” les habitants des bourgs et des campagnes. »
Et je dis : Allah, exalté soit-Il, a bien qualifié l’eau douce de bahr, lorsqu’Il affirme : « C’est Lui qui a laissé les deux mers se rencontrer : l’une douce et agréable, l’autre salée et amère » (al-Furqân, 53). Or il n’existe nulle part dans le monde de mer d’eau douce stagnante ; il ne s’agit en réalité que de fleuves coulant librement, la mer…