et à le détourner d’une préoccupation incessante à ce sujet ; qu’il multiplie ensuite le recours confiant et la supplique à Allah, le Très-Haut, afin qu’Il l’en délivre.
Il expose ensuite les méfaits, religieux et mondains, de l’ʿishq, mentionne trois stations de l’amoureux et ce qui lui incombe dans chacune, puis dévoile les diverses formes d’injustice et d’agression qu’il recèle, pour conclure qu’il contient, à vrai dire, toutes les catégories d’injustice.
5) Présentation de l’objection de l’adversaire au sujet des prétendus bienfaits de l’ʿishq et réfutation (p. 508-573).
Cette partie prolonge la précédente. Par la voix de l’objecteur, l’auteur y relate les bénéfices supposés de l’ʿishq, plusieurs récits d’amoureux et l’aide que des hommes pieux leur auraient apportée pour atteindre leurs desseins. Il lui répond que l’ʿishq, en soi, n’est ni louable ni blâmable ; son jugement dépend exclusivement de son objet : il peut donc être profitable ou nuisible, licite ou illicite. Il rappelle ensuite que l’amour le plus utile, le plus obligatoire et le plus élevé est, sans conteste, l’amour d’Allah, et que les plus grandes jouissances d’ici-bas sont celles qui mènent à la suprême jouissance de l’au-delà.
Il ouvre ensuite un chapitre pour établir que l’amour des femmes n’appelle aucun reproche ; il relève même de la perfection humaine. L’union légale avec la bien-aimée constitue le remède à l’ʿishq qu’Allah a institué, tant par la Loi que par Son décret. Il précise alors que l’ʿishq se divise en trois catégories.
1. Une forme de rapprochement et d’obéissance : la passion de l’homme pour son épouse ou sa concubine.
2. Une passion vouée à la réprobation divine : l’ʿishq pour les garçons imberbes, qu’il qualifie de « maladie ravageuse » et dont il indique le traitement.
3. Une passion licite, qui échappe au contrôle de l’homme : le cas de celui à qui l’on a décrit une femme d’une grande beauté, ou qui l’a vue soudainement sans intention préalable, et qui en est tombé amoureux sans que cela ne l’ait conduit à désobéir. Pour celui-là, la conduite la plus bénéfique consiste à repousser cette passion et à s’occuper de ce qui lui sera plus profitable ; il doit la taire, rester chaste et patienter dans l’épreuve. Allah le récompensera alors, Le Très-Haut lui accordera une compensation pour la patience qu’il aura endurée pour Lui, pour sa chasteté, pour avoir résisté à son désir et préféré l’agrément d’Allah et ce qu’Il réserve.
عن دوام الفكرة فيه، ويكثر اللجأ والتضرّع إلى الله سبحانه في صرف ذلك عنه.
ثم بين مفاسد العشق الدينية والدنيوية، وأشار إلى ثلاثة مقامات للعاشق وما يجب عليه فيها. ثم كشف عما في العشق من صور الظلم والعدوان، وانتهى إلى أنه قد تضمن أنواع الظلم كلها.
٥) إيراد الخصم بذكر فوائد العشق، والردّ عليه (٥٠٨ - ٥٧٣).
هذا القسم تكملة للقسم السابق. أورد فيه على لسان المعترض فوائد العشق ومنافعه، وطائفة من قصص العشاق، وإعانة الصالحين إيَّاهم على بلوغ مآربهم. ثم ردّ عليه بأنّ العشق من حيث هو لا يحمد ولا يذمّ، وإنما يتبين حكمه بذكر متعلّقه. فمنه النافع والضارّ والجائز والحرام. ثم ذكر أنّ أنفع المحبة على الإطلاق وأوجبها وأعلاها حبّ الله سبحانه، وأنّ أعظم لذّات الدنيا هي الموصلة إلى أعظم لذة في الآخرة.
ثم عقد فصلًا على أنّ محبّة النسوان لا لوم فيها على المحبّ، بل هي من كماله. فنكاح المعشوقة هو دواء العشق الذي جعله الله دواءه شرعًا وقدرًا. ثم ذكر أنّ العشق ثلاثة أقسام: أحدها قربة وطاعة، وهو عشق الرجل امرأته وجاريته. والثاني مقت من الله، وهو عشق المردان، وسمّاه "الداء الدويّ"، وذكر علاجه. والثالث عشق مباح لا يُملَك، كمن وُصفت له امرأة جميلة أو رآها فجأة من غير قصد، فأورثه ذلك عشقًا لها، ولم يُحدِث له ذلك العشق معصيةً. وذكر أن الأنفع له مدافعته والاشتغال بما هو أنفع له، ويجب عليه أن يكتم ويعف، ويصبر على بلواه. فيثيبه الله على ذلك، ويعوّضه على صبره لله، وعفّته، وتركه طاعة هواه، وإيثار مرضاة الله وما عنده.