Parmi ces effets : la privation de la subsistance. Le Musnad rapporte : « Il arrive que le serviteur soit privé de sa subsistance à cause du péché qu’il commet. » Nous l’avons déjà mentionné (1).
De même que la piété envers Allah attire la subsistance, l’abandon de la piété attire la pauvreté. Aucune voie n’obtient plus sûrement la subsistance divine que le renoncement aux désobéissances.
Parmi ces effets : la solitude que le pécheur ressent dans son cœur vis-à-vis d’Allah ; aucun plaisir ne peut l’égaler ni même s’en approcher (2). Quand bien même tous les plaisirs d’ici-bas se réuniraient pour lui, ils ne compenseraient pas cette solitude. Seul celui dont le cœur est vivant en a conscience, car « une blessure ne fait pas souffrir un mort » (3).
Si l’homme ne s’abstenait des péchés que par crainte de tomber dans cette solitude, la raison suffirait déjà à l’y pousser.
Un homme se plaignit à l’un des maîtres spirituels de la solitude qu’il éprouvait ; celui-ci lui répondit (4) :
Si tes péchés t’ont rendu solitaire,
Délaisse-les donc, si tu le veux, et goûte de nouveau à la quiétude. (5)