l’exposé des peines fixées (hudûd) et des peines discrétionnaires (taʿzîrât), afin qu’elles servent de frein à ceux que les exhortations précédentes n’ont pas suffis à corriger. Il répartit les sanctions légales en trois catégories : la mise à mort, l’amputation et la flagellation ; et les sanctions providentielles en deux espèces : celles qui atteignent le cœur et celles qui frappent le corps. Il en rappela quelques exemples de nouveau pour que le serviteur les garde à l’esprit et se détourne du péché.
L’auteur divisa ensuite les péchés en quatre classes : royaux, sataniques, prédateurs et animaux. Il ouvrit ensuite un chapitre pour montrer que les fautes se divisent en majeures et mineures, tout en levant le voile sur l’opinion selon laquelle, en regard de l’audace commise envers Allah, toutes les fautes relèvent en vérité des grands péchés.
Il aborda alors la question suivante : l’interdiction du polythéisme découle-t-elle uniquement de la Loi révélée, ou bien est-elle intrinsèquement réprouvée par la nature et la raison au point qu’aucune législation ne saurait l’autoriser ? Et pourquoi, de toutes les fautes, le polythéisme est-il seul à ne pas être pardonné ? Il détailla longuement cet enjeu, décrivant les différentes formes du polythéisme, sa réalité, les attributs exclusifs de la divinité et le fait que le polythéisme constitue, auprès d’Allah, le plus grand des péchés.
Il traita ensuite brièvement de la perversion liée au meurtre, puis aborda en détail celle de l’adultère et de la sodomie, car tout l’avis juridique gravite autour de ce fléau. Il identifia quatre portes d’entrée du péché : les regards, les pensées furtives, les paroles et les pas. Il expliqua ensuite la nocivité de l’adultère et ce qui distingue sa peine de celles des autres fautes, puis montra l’extrême gravité et l’abjection de la sodomie, réfutant ceux qui lui assignent une sanction moindre que celle de l’adultère. De là, la discussion s’étendit au coït avec un cadavre, une bête, au saphisme, puis au jugement du rapport sodomite avec un esclave.
- Le traitement du mal de l’amour passionnel (p. 413-508)
Cette partie constitue le cœur de la réponse et l’objet même de la question. L’auteur y exposa…