le Messager d’Allah ﷺ, le souffle court ; je lus sur son visage qu’un souci le pressait. Il ne prononça pas un mot avant d’avoir accompli ses ablutions, puis d’être ressorti. Je me collai (1) alors à la cloison de la chambre. Il monta sur la chaire, loua et glorifia Allah, puis dit :
« Ô gens ! Allah – exalté soit-Il – vous dit : Ordonnez le bien et interdisez le blâmable, avant que vous ne M’invoquiez sans que Je vous réponde, que vous ne Me réclamiez secours sans que Je vous secoure, et que vous ne Me demandiez sans que Je vous accorde. »
Al-ʿUmari l’ascète (2) a dit : « L’un des signes de ta négligence envers toi-même et de ton éloignement d’Allah est que tu voies ce qui provoque le courroux d’Allah, que tu passes outre sans rien ordonner ni interdire, par crainte d’un être qui ne détient (3) ni pouvoir de nuire ni de profiter. »
Il ajouta : « Celui qui délaisse l’injonction au bien et la réprobation du mal par peur des créatures verra l’obéissance lui être retirée ; et s’il enjoignait quoi que ce soit à son propre fils ou à l’un de ses serviteurs, ceux-ci feraient peu de cas (4) de son droit (5). »
L’imam Aḥmad rapporte dans son Musnad (6), d’après Qays ibn Abî Ḥâzim, lequel dit :