du pouvoir. Jamais un peuple ne se refuse à s’acquitter de la zakât prélevée sur ses biens sans que la pluie ne lui soit retenue depuis les cieux ; n’eussent été les bêtes, aucune averse ne leur serait accordée. Jamais un peuple ne trahit un pacte sans qu’Allah ne délègue contre lui un ennemi extérieur(1) qui s’empare d’une partie de ce qu’il possède. Et chaque fois que ses gouvernants ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé dans Son Livre, Il fait que leur violence se retourne les uns contre les autres.
Dans le Musnad et les Sunan(2), on rapporte, par la chaîne d’ʿAmr ibn Murra, de Sâlim ibn Abî l-Jaʿd, d’Abû ʿUbayda, de ʿAbd Allâh(3) ibn Masʿûd, que le Messager d’Allah ﷺ a dit :
« Chez ceux qui vous ont précédés, lorsqu’un homme commettait une faute, le censeur venait l’exhorter(4) ; mais, le lendemain, il s’asseyait avec lui, partageait son repas et sa boisson, comme s’il ne l’avait pas vu pécher la veille. Quand Allah – Exalté soit-Il – constata cela(5), Il souda leurs cœurs les uns aux autres, puis Il les maudit par la bouche de leur prophète David et de Jésus fils de Marie : « C’est pour avoir désobéi et pour leurs transgressions. » Par Celui qui tient l’âme de Muḥammad dans Sa main ! Vous ordonnerez le bien, vous proscrirez le blâmable, vous saisirez la main de l’insensé et le contraindrez fermement à la vérité, ou bien Allah soudera vos cœurs les uns aux autres, puis Il vous maudira. »